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Rédaction

  • Un grand pouvoir implique une grande irresponsabilité

    Dernièrement, je me suis posé la question suivante : pourquoi un être humain,dès qu'il dispose d'un pouvoir aussi minime soit-il, a tendance à en abuser? Qu'est-ce qui pousse une personne à s'accrocher au pouvoir comme une sangsue sur une blessure, quitte à se corrompre totalement?
    Certains philosophes se sont déjà penchés sur la question, et des phrases célèbres sont restées gravées dans le marbre.
    Quelle est donc cette pulsion qui s'applique à chaque individu sans distinction et qui le pousse à dominer son prochain? Quand on analyse ce type de comportement, une hypothèse se fait jour : celle qui veut qu'en réalité cette pulsion obéit à un instinct primaire, qui est celui de perpétuation de l'espèce. Le pouvoir a de tout temps été synonyme de prééminence dans l'ordre des individus,ordre social essentiellement. Notre époque a remplacé la force physique par le pouvoir immatériel, et singulièrement le pouvoir monétaire réel (l'argent ou le possession) par la capacité et l'accès à l'information, qui est devenue la monnaie-étalon de notre temps.
    Qui possède l'information possède le pouvoir d'accroitre son pouvoir déjà existant, et donc d'être potentiellement en mesure de dominer les autres. Qui dit dominer dit également pouvoir de choisir sa vie, sa destinée, mais également le cadre dans lequel sa progéniture réelle ou imaginaire s'exercera, et partant pouvoir d'assurer sa descendance sur celle des autres.
    En fait, la volonté de pouvoir n'est qu'une extension de l'instinct de survie. Ce n'est qu'en conservant le pouvoir que l'humain pense s'assurer la perpétuation de sa personne, que ce soit au sens réel ou figuré.
    C'est bien entendu une stupidité, étant donné que le pouvoir est fluctuant au regard de l'Histoire, et que comme le dit le proverbe "on trouve toujours plus fort que soi".
    A cela, il faut se remémorer l'enseignement de Bouddah, qui nous rappelle que "Celui qui se domine lui-même est bien plus puissant que celui qui domine le monde".

  • Effets secondaires

    J'ai continué à avoir l'intestin passablement dérangé après le Graspop, et j'en ai eu l'explication ce matin, qui m'a inspiré une chanson basée sur un air célèbre:

    "Chef, un p'tit ver, c'est la poisse
    Chef, un p'tit ver, c'est la poisse
    (2x)

    Couplet :
    Je me suis demandé pourquoi ça me faisait autant chier
    Pourquoi mon caca continuait-il de puer
    Et ce matin j'ai regardé au fond de mon wc
    C'était une colonie qui s'amusait sur le papier

    Des petits vers blancs qui sortaient par paquets entiers
    Faut dire que la nourriture était probablement avariée
    Les grandes questions d'hygiène ne sont pas leur priorité
    En attendant, moi j'suis promu attaché de cabinet

    Refrain

    Mes intestins sont devenus un vrai capharnaüm
    On dirait un concert tous les jours, nom d'un p'tit bonhomme
    J'aurais dû m'en douter, c'est toujours sur la même personne
    A chaque fois qu'il y a un ver, c'est bien sûr toujours pour ma pomme

    Je donne un p'tit conseil pour les fans de heavy metal
    Ca pourra sûrement éviter de jouer dans un concert fécal
    Regardez bien la bouff pour voir si elle a l'air bien normale
    Sinon vous pourriez finir couché avec une sonde anale
     
    Refrain 2x

  • Zombie or not Zombie

    A l'approche du BIFFF, Festival du film fantastique de Brufelles....pardon, Bruxelles - c'est que je m'y perds avec tous ces F- je m'interroge sur cette fascination qui pousse chaque année des hordes d'amateurs à s'entasser dans des salles obscures pour visionner des pellicules animées par des cadavres en décomposition.
    Plus que les vampires, plus que les loups-garous, le thème du mort-vivant a toujours fait recette, depuis les jours glorieux de George Romero et sa trilogie des Morts-vivants, où il découpait à la tronçonneuse du gore et de l'hémoglobine tous les tabous et les vices de notre société moderne :

    - dérive de la science

    - obscurantisme de l'armée

    - la surconsommation

    - la volonté de pouvoir, même dans les situations désespérées

    Fascination dont je suis atteint, je l'avoue sans complexe. Rien ne vaut une bonne soirée à se vautrer dans la tripaille en regardant un Evil Dead des familles, c'est à dire le premier. Le remake de 2013 manque singulièrement d'humour, et loupe à mon sens une partie de son objectif.

    Au-delà de l'aspect typiquement adolescent de braver les interdits, le thème des morts-vivants nous renvoie également à ce tabou ultime, cette frontière absolue qui départage le statut d'être vivant et donc fonctionnaliste- on me pardonnera ce néologisme barbare- d'avec une carcasse qui n'a plus ni fonction ni statut au sein d'un environnement dont il faisait encore partie quelques semaines, voire quelques heures auparavant. Cette disparition de fonction explique sans doute pourquoi, depuis l'aube des temps, les morts ont été mis à part dans tout regroupement d'individus, avant même qu'on ne parle d'hygiène ou de religion structurée. Inconsciemment, l'homo sapiens a immédiatement différencié les membres vivants de son groupe des membres décédés. Les actifs des inactifs, les fonctionnels des obsolètes.
    Il est à noter que toutes les civilisations ne sont pas égales en ce domaine : l'Asie par exemple accorde une très grande place aux ancêtres décédés, le taoïsme avec son autel à Mânes en est un excellent exemple.

    Pour une société matérialiste comme la nôtre, il n'est dès lors pas étonnant que les corps nous reviennent sans âme, un peu comme si le fait de mourir avait séparé définitivement l'immanent corporel du transcendant spirituel, et que les deux fonctions ne pouvaient pas coexister une fois la frontière du décès franchie.
    Cette logique implicite nous renvoie au mythe de la dissociation de l'âme et du corps lors du décès, mythe universel puisque les zombies - à différencier des fantômes- asiatiques sont également affligés d'une absence d'esprit. De plus, le fait de concevoir des décédés sans esprit permet par projection de se libérer des contraintes et autres vetos de notre société moderne , qui font appel à des fantasmes enfouis dans l'inconscient collectif. Cannibalisme,inceste, nécrophilie,le zombie peut tout se permettre : il n'a littéralement plus toute sa tête!