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  • Chroniques d'une guerre intérieure 3

    Désolé, mon vieux Georges, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour venir te parler. Et quand je l'ai eu, j'avais la flemme ou la grippe. C'est ballot hein?

    Tu n'as pas idée à quel point je me sens frustré. De tout. J'enrage dès que je sors de chez moi. Je sais ce que tu vas me dire, je t'entends d'ici. "Ca y est, sa sociopathie le reprend". Sans doute, mon bon Georges. Sans doute.

    Au fond, c'est probablement moi l'imbécile, à désespérément essayer de changer les choses, à sans arrêt vouloir que mon quotidien s'améliore, pollué qu'il est par ces larves qui se meuvent sous une apparence d'humains.

    Et le pire, c'est sans doute me dire que ça continuera ainsi, parce que je n'ai pas le courage de faire les deux actes sensés que cette situation engendre : me retirer en ermite au fond des bois- et renoncer à tout mon confort de petit bourgeois, ou préparer une bombe suffisamment puissante pour rayer Bruxelles de la carte, en commençant par le quartier Européen.

    Il est dans la nature humaine de se conforter dans la médiocrité, alors qu'il a la possibilité de faire tellement plus. Et quand des êtres avec des niveaux d'exigence plus élevés font leur apparition, ils sont impitoyablement rattrappés, englués dans la crasse intellectuelle et morale ambiante, parce que ces aspirations sont ce que l'humain moyen déteste le plus au monde. La plupart des gens sont nés pour vivre une vie terne, une existence morne ,emplie de mesquinerie, de normes, de politiquement correct.

    Je suis différent. Tu me comprends, n'est-ce pas? Je garde au fond de moi le sentiment d'avoir raté quelque chose. Que j'étais destiné à quelque chose de plus grand, de plus vrai. Oh, je suis réaliste. Je sais qu'à plusieurs moments de ma vie, j'ai choisi de mauvaises directions. Par peur et par paresse, n'ayons pas peur des mots. Et maintenant, je me retrouve là, avec le regret de ce qui aurait pu être, et plus assez de temps pour en faire ce qui sera. Et je reste là, assis, à attendre que cette vie arrive à son terme. Je n'attends plus que ça. t'inquiète, Georges. On se retrouvera bien assez tôt.

     

  • Tabous

    Prétendre qu'une obédience, quelle qu'elle soit, ne puisse être critiquée sous peine de mort, équivaut à accepter le nazisme, le stalinisme et tous ces autres mouvements totalitaires. Remplacez "Coran" dans le discours tenu par Mein Kampf ou le Livre Rouge, et gardez le reste...on n'y verra aucune différence. Pourquoi , parce que c'est l'islam, devrions-nous plus respecter cela que le reste? Quelle est la justification pour qu'on ne puisse rien dire sur une catégorie bien précise de gens? N'est-ce pas exactement la même chose que ne pas pouvoir critiquer le IIIème Reich, ou le communisme à la russe? Ou Csaoesescu?