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Rédaction - Page 22

  • le coup de la dépanneuse 2/3

    Suite de l'épisode précédent.

    Nous voilà partis pour la fourrière. Le coup de massue tombe : 232 euros! Ô rage!Ô Fourrière ennemie! Arrivés là, première surprise désagréable: ils ne savent pas où la voiture a été mise. Nous allons, accompagnés du gardien, vérifier les voitures non-accidentées....rien. Nib. nada..Inquiétude grandissante, vous pouvez vous en douter...surtout quand il nous emmène dans le coin des véhicules accidentés. Imaginez notre horreur en voyant l'état des épaves...carcasses décharnées, ferraille tordue, bordures noircies...pour finalement revenir aux voitures "normales". Et là,deuxième surprise et de taille:la voiture n'a quasiment aucun dégât!Un barillet de serrure enlevé -proprement, très étrangement, les vitres baissées -et non fracturées ou brisées, un spoiler plastique endommagé. Mais aucun dégât réellement sérieux. En tout cas, aucun qui ne semble réellement découler d'un accident. Plus étrange encore: les rares destructions semblent plus indiquer...une tentative d'effraction. Curieux, curieux...n'est- ce pas?Surtout pour une voiture soi-disant impliquée dans un accident.

    De plus, troisième surprise désagréable: une farde de cigarettes, pourtant bien cachée derrière des coussins préalablement démontés lorsque mon amie est arrivée à Bruxelles,  a disparu.Barillet démonté, vitres baissées...tiens tiens....accident, hein?

    Sur le retour, nous nous arrêtons au commissariat le plus proche, cette fois la commune B. Nous attendons devant le guichet, où nous sommes extrêmement mal reçus par l'agent d'accueil.Celui-ci, un vieillard avant l'âge, cacochyme et acâriatre, nous tance vertement et sans la moindre once d'empathie. Je constate que la mauvaise réputation de certaines zones de police est justifiée.

    Nous commençons alors tout doucement à perdre patience, d'autant que cette impression de manigance a encore été renforcée par l'expérience de la fourrière. Le ton monte quelque peu, jusqu'à ce qu'un collègue un peu plus diplomate vienne calmer le jeu. Il retrouve la trace du fameux rapport préliminaire dont nous avions déjà entendu parler au commissariat 1 (voir premier épisode). Et là, encore plus dérangeant : il commence à lire à voix haute, et s'arrête au bout de quelques phrases, l'air visiblement gêné....

    Résumons nos hypothèses:

    -la police 1 nous dit que la voiture est impliquée dans un accident. Or,elle était garée bien sagement.Comment aurait-elle donc pu être impliquée?

    -On nous dit ensuite qu'elle a été dépannée par la police. Pourquoi? Elle était garée de façon régulière. Et si elle a été dépannée, comment aurait-elle pu ensuite être impliquée dans un accident?

    -Enfin, pourquoi les dégâts minimes?Pourquoi le rapport de police ne contient rien de tangible? Que nous cache-t-on? On voudrait nous faire une mise en scène pour cacher un vol qu'on ne s'y prendrait pas autrement....mais vol par qui?

    Nous apprenons alors que l'inspecteur responsable de l'intervention sera de retour au commissariat de la zone 1 (clui de départ donc, vous suivez toujours?) le lendemain. Nous décidons d'y aller aux premières heures.Fourbus, aigris par la somme à débourser aussi bien que par le manque total de sympathie de notre deuxième entrevue policière, nous retournons chez moi, en ruminant de sombres pensées. Mon amie, plus optimiste que moi, décide de quand même laisser une chance à l'inspecteur et d'attendre ses explications. Moi, mon idée est faite : un policier véreux a voulu se faire de l'argent de poche , et en a profité pour prendre les cigarettes. pour couvrir le tout, il a maquillé ça en tentative de vol. Et Mademoiselle Violette a tué le docteur Lenoir dans la mansarde avec le chandelier. CQFD.

     

    Suite au prochain numéro.

  • La pilule est dure à avaler

    Cet après-midi, j'ai été rendre une visite de courtoisie à mon apothicaire, histoire de régler les travaux impromptus dans ma cuisine interne (voir précédent article). Il m'a fourni deux médicaments, pour un traitement de choc. Et ce qui a suivi m'a laissé l'étrange impression que certains pans de notre politique mériteraient bien la même cure de cheval.

    Juste avant  moi, un  client achetait des médicaments. En suivant un peu l'échange entre mon pharmacien et ce client, j'ai réalisé assez rapidement que ce dernier ne comprenait pas un traître-mot de ce que le pharmacien lui disait.

    Il est peut-être utile de préciser que ce client était originaire d'un de ces peuples venant d'un pays "du soleil', pour reprendre une expression chère à ces apôtres d'un multiculturalisme forcé.

    Multiculturalisme qui signifie en réalité une forme d'anti-intégration , où par une logique inconcevable, ce serait le pays d'accueil qui se devrait d'adopter langue, us et coutumes des immigrants, alors qu'en toute logique ce devrait être l'inverse.

    Bref, ce client n'avait qu'une connaissance rudimentaire du français. Et je doute qu'il aie eu de meilleures aptitudes en quelque autre idiome que ce soit, si ce n'est son sabir local parlé au bled.

    Je me suis alors fait la réflexion qu'au fond, ce pauvre homme, qui avait l'air malgré tout aimable au demeurant, était en réalité aussi victime de la situation que mon pharmacien, que je voyais peu à peu perdre patience à force de répéter jusqu'à quatre fois la même information, chaque fois en simplifiant de plus en plus son language. Pour tout dire, sa dernière phrase ressemblait à la langue de Télétubbies.

    Oui, victime.   Si cet homme, installé visiblement depuis des années en Belgique (j'en ai eu confirmation après discuté avec mon pharmacien) était encore incapable de s'exprimer et de comprendre une de nos langues nationales, ce n'était pas entièrement sa faute. Mais celle d'un gouvernement qui a rendu cela possible. Après tout, pourquoi ferait-il l'effort de prendre des cours de langue nationale, puisque de plus en plus de documents officiels sont traduits en arabe ou en turc?Alors que lors du procès de Marc Dutroux, le père d'une des victimes n'a pas eu droit à un interprète en néerlandais?Cherchez l'erreur....

  • Sarabande à Duédonum

    Pour ceux qui l'ignorent, Duédonum n'est pas la nouvelle glace de la marque Ola. Ce n'est pas non plus un parfum, ni un produit de beauté.

    Eh non. Le duédonum, c'est une partie de notre anatomie que nous préférons oublier quand tout va bien, et qui se rappelle assez douloureusement à notre esprit quand un micro-organisme de type virus vient y installer ses aises.

    Depuis trois jours, j'ai des symptômes que tous ceux qui ont le syndrôme du colon irritable (voir Polly et moi) connaissent bien:

    -nausées légères

    -céphalées

    -diarrhées chroniques

    -courbatures.
    Ce cher virus a créé une belle pagaille dans mes intestins, et je peux vous assurer que la consommation de poulet piquant à la mode de Bangkok, c'est pas pour tout de suite.

    Je vous laisse, je reprends mes fonctions d'attaché de cabinet.