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Rédaction - Page 21

  • Fan des séries des années 80

    Dans mon entourage, je connais une fan absolue des séries des années 80, dont j'avoue humblement être nostalgique. Surtout deux, en fait. Remington Steele (ah, cette coupe au bol et ces intrigues encore plus sirupeuses qu'Arabesque) et Clair de Lune, furieusement décalée pour l'époque (et qui a lancé un acteur qui a sombré dans l'anonymat par la suite, un certain Bruce Willis).

    Cette fan s'asseoit au bord de mon lit en soirée, alors que je me repasse l'intégrale desdites séries. Et elle n'en manque aucun épisode! Elle reste les yeux fixés sur l'écran, plongée avec attention et comme dans une transe hypnotique. Elle s'affale nonchalamment de tout son long, la tête orientée vers Bruce Willis et son allure de bad boy, ou Pierce Brosnan et ses redoutables yeux bleus.Et elle ronronne de plaisir quand ils apparaissent.

    Si ce n'était pas mon chat, j'en serais presque jaloux.

  • Grandeur et décadence

    Ma plus fidèle lectrice m'a gentiment reproché aujourd'hui d'écrire des textes très, très, vraiment très longs.Je dois bien admettre que je suis atteint très fréquemment d'éléphantiasis littéraire. Il faut bien que je sois grand d'une façon quelconque....

  • Arcelor Mittal Liège: Dur comme fer

    Depuis plus de 25 ans, tout le bassin liégeois s'enferre-c'est le cas de le dire-dans une spirale de fermetures les unes après les autres. En réalité, tout le monde de la sidérurgie wallonne agonise depuis trente ans. Les soubresauts nerveux de Clabecq n'ont été qu'un épisode saillant dans la courbe descendante que subit l'industrie des métaux en Wallonie.

    Alors que la Région Wallonne atermoie, que les syndicats pratiquent le terrorisme émotionnel depuis des années, Mittal regarde simplement ses comptes et fait ses calculs. 1300 travailleurs directs, plus les sous-traitants au bord  du précipice. Et quoi? Depuis plus de 25 ans, tous les paramètres sont dans le rouge, crise après crise. Et personne n'a rien vu venir? Depuis plus de trente ans, et encore plus depuis la reprise de l'industrie par l'Indien, personne n'a prévu de plan de rechange?

    Soyons clair : quels sont les intérêts des uns et des autres à défendre un outil condamné? Penchons-nous sur les différents cas:

    -Les syndicats : mafia au sein d'une mafia plus grande, l'étendard rouge tendu bien en avant,ils défendent des acquis et avantages absurdement énormes acquis durant l'âge d'or,et ce au mépris de la conjoncture actuelle. Pourquoi? Par souci du bien-être des travailleurs? Non pas. Simplement par calcul politique. La FGTB-mais pas que- sait très bien qu'il est préférable de continuer à bercer les travailleurs d'illusions, leur promettre qu'ils seront tous sauvés, au lieu de leur annoncer au plus tôt la vérité crue. A savoir que la sidérurgie à terme était condamnée dès 1990 en Wallonnie. Et surtout préparer le changement, les reconversions quand c'était possible. Ce qui aurait immanquablement laissé une part des travailleurs trop âgés, trop coincés dans leur conservatisme d'avantages "injustes" au vu de l'évolution de l'activité économique wallonne sur le carreau. Et donc, autant de voix en moins lors des élections sociales. Et cela, la Cosa Nostra, à la tête des syndicats ne le veut à aucun prix.

    -Le monde politique wallon: pendant des années, la Wallonnie a injecté littéralement à fonds perdu, dans un outil qui n'était pas assez renouvelé, voire même dans certains pans de l'industrie qui étaient déjà obsolètes dans les années 80. Soyons réalistes: la décision de Mittal était prévisible. Comment conserver la phase à froid sans la phase à chaud? Eh quoi? Au sein du monde politique, personne n'a senti venir le piège? Cela est inquiétant, pour deux raisons :

                    -soit nos politiciens sont de joyeux naïfs, voire des imbéciles heureux. Dans le monde politique plus encore qu'ailleurs, il n'y a aucun mot pour les concepts de parole donnée et de loyauté. Et nos dirigeants espéraient que dans le monde des affaires, le vocabulaire serait différent?

                   -soit, et c'est peut-être le plus effrayant, tout ceci fait partie d'un vaste plan de poudre aux yeux, où les dirigeants wallons se refilent la patate chaude de main en main depuis plus de trente ans, en organisant une foire aux illusions à l'emploi dans laquelle les travailleurs sont les dindons de la farce. En effet, les millions d'euros investis en pure perte n'auraient-ils pas pu être utilisés de façon bien plus efficace dans une politique de reconversion à long terme? Mais de nouveau, cela aurait voulu dire laisser un pan des travaillers sur le carreau. Et donc autant de voix en...tiens, j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça.

    Ce ne sont pas les projets absurdes de Rudy Demotte d'essayer de créer une alliance avec la France pour défendre la sidérurgie européenne qui changeront la donne. S'allier? Allons donc. Déjà entre Flamands et Wallons, cette entente relève de la douce chimère. Et on voudrait nous faire avaler qu'elle serait possible dans une Europe à la logique purement économique? la bonne blague...bah, de toute façon, Mr DeMotte nous répondra qu'il "ne faut pas s'en fer."