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Rédaction - Page 20

  • Povo Gratia

    Ces derniers temps, dès que j'allume la radio, ça n'y coupe pas. Depuis la libération honteuse de Michèle Martin, cette farce absolument grotesque d'un système judiciaire répugnant de lâcheté, les réactions pleuvent...et la plupart du temps dans le même sens. Encore aujourd'hui, tenez : un "expert" du monde judiciaire se posait en grand défenseur de l'ordre moral en prétendant, je cite, que "la loi prise pour durcir la libération conditionnellle est dangereuse parce que prise par la base populaire (sic!) et dans l'émotion".

    J'ai même entendu une phrase d'un auditeur qui craignait, sans rire que "trop de démocratie tue la démocratie". Phrase entendue ce matin dans le débat sur la Première.

    Cette simple assertion prouve bien à quel point notre société est malade. Malade de ses propres libertés, malade parce qu'elle n'accepte la volonté de la base que quand elle sied la volonté de ceux qui profitent du système.  Ainsi donc, la démocratie n'est valable que quand elle suit le politiquement correct? Ainsi donc, la volonté du peuple est mauvaise conseillère, et il vaut mieux prendre les décisions importantes (re-sic) qu'à l'abri des regards, et bien loin des yeux de cette plèbe ignorante et bassement émotionnelle?

    Sans doute est-ce là la raison pour laquelle la première loi d'assouplissement de ces mêmes libérations a été prise bien discrètement, et ce alors que les tourbillons déclenchés par l'affaire Dutroux venaient à peine de se calmer. Loi votée et mise en place par certains des dirigeants politiques -Laurette, si tu nous entends...-qui aujourd'hui s'offusquent de l'accueil d'une meurtrière chez des nonnes qui n'ont visiblement de religieux que l'habit.

    Sans doute aussi est-ce pour cela que ces grands "défenseurs" de la démo-crassie se sont faits bien discrets au moment de cette même affaire, affaire qui prouvait à quel point notre système judiciaire était gangrené par l'incompétence, la mesquinerie crasse et les luttes de pouvoir. Et ce sont ces mêmes hérauts de démocratie dirigée qui nous disent de faire confiance à la justice? Dans d'autres cas, j'avoue que j'aurais bien ri. Mais là...

     

     

  • Nouvelle Carence Francophone

    Un certain Monsieur Quévy a une page sur Internet. Une page comme tant d'autres, si ce n'est qu'il se présente comme membre d'un parti appelé Nouvelle Alliance Francophone. Et c'est là où sa page prête à rire, et où Monsieur Quévy dévoile, bien malgré lui son talent de comique.

    Voici le lien :

    http://quevy.skynetblogs.be/index-3.html

    Analysons d'abord la forme : la mise en page est positivement infecte. Surchargée, les mêmes messages simplistes répétés jusqu'à la nausée. Aucune trace d'un parcours clair, ni de programme à proprement parler. Des caractères moches, une mise en couleur à la truelle, une adjonction de photos désastreuse...n'en jetez plus.

    L'orthographe et le niveau de langue quant à eux sont dignes d'un étudiant en secondaire-et encore, je parle ici d'un étudiant actuel!!. L'argumentation est quasiment inexistante, le ton est d'un simplisme confondant, on croirait assister à un meeting du parti Socialiste lors de l'Amicale des grévistes à Marchienne-au-Pont.

    Bref, ce site est représentatif d'une certaine frange politique de la Terre au Coq, le seul animal qui arrive à chanter les deux pieds dans la merde.

  • le Mythe de Sisyphe

    Dans la mythologie grecque, Sisyphe, Roi de Corinthe, accueillit un jour les Dieux de l'Olympe lors d'un banquet. Il chercha longtemps le meilleur mets pour leur servir, et ne trouva rien de mieux que la chair de ses propres enfants. Lorsque les Dieux l'apprirent, ils entrèrent dans une colère noire et le condamnèrent à un châtiment exemplaire pour l'éternité : il fut condamné à faire remonter, chaque matin, un énorme rocher au sommet d'une dune de sable. Cela lui prenait toute la journée, et au matin, le rocher redévalait la pente, pour qu'ainsi le châtiment soit recommencé inlassablement.

    Ces derniers temps, je me surprends à songer, comme Leibnitz ou Spinoza, que l'existence humaine toute entière est semblable à ce châtiment, à errer sans but, sans objectif, à recommencer inlassablement les mêmes gestes chaque jour. Une continuité invariable, une affreuse ligne courbe qui revient à son point de départ sans aucune autre cause ni explication que son éternelle présence.Mais considérer cette éventualité pousse à se poser une question dont les réponses sont peut-être plus effrayantes encore: que nous reste-t-il d'autre?