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Rédaction - Page 12

  • Who wants to live forever?

    Le temps s'écoule, inévitablement. Plus de trois décennies se sont écoulées depuis ma naissance, bientôt quatre. Si sur certains aspects de la vie, j'ai l'impression d'avoir déjà un long chemin  derrière moi, pour d'autres, j'ai la nette impression d'avoir encore une énorme montagne à franchir. A la lumière de certaines réflexions, je me dis avec un peu de tristesse qu'il y a tant à apprendre dans cette vie-ci, et que nous avons si peu de temps. Désiré-je l'immortalité? Non. Survivre aux gens qu'on aime est une malédiction, non un bienfait. Mais pouvoir vivre en relatif bon état quelques années de plus, pour pouvoir enfin se dire au bout du chemin, qu'on a retenu l'essentiel de cette vie, la seule qu'on aie...voilà qui ne m'aurait pas déplu.

    La conscience de notre mortalité, si je reste convaincu qu'elle nous a fait enfanter Dieu et toutes les dérives qui ont suivi, nous fait aussi prendre conscience de l'importance de la vie, et devrait nous pousser à profiter de chaque seconde qui s'écoule, grain de sable immuable qui file dans le grand sablier du temps. Depuis le Big bang et l'instant zéro, l'expansion de l'univers a comme corrollaire la mise en marche d'un compteur universel qui ne revient jamais en arrière.Jusqu'à ce que nous ayons découvert comment dépasser la vitesse de la lumière et ainsi remonter le temps-du moins si les théories d'Einstein sur la relativité de l'espace-temps sont correctes.

    Nous savons que c'est à priori impossible. Toute vitesse -ou plus exactement toute accélération-implique une altération et un accroissement de la masse de l'objet à déplacer. Tout objet s'approchant de la vitesse de la lumière subit une accélération infinie; par conséquent l'énergie nécessaire pour augmenter cette accélération devient également infinie. A moins de réduire artificiellement cette masse globale à zéro, nous ne pourrons jamais dépasser cette vitesse. Une autre possibilité théorique serait l'emploi de champ de stase ou comme les appelle Einstein, de champs quantiques. Mais nous rentrons là dans des explications plus techniques que je réserve à un exposé ultérieur.

    Tout ceci pour dire que la finitude de notre vie, le germe de notre condamnation qui se développe dès notre naissance, devrait nous inciter à nous améliorer sans cesse. A grandir, en tant qu'individus, en tant qu'hommes et femmes, en tant qu'êtres humains, tout simplement.

    Pour pouvoir nous dire, à la fin de la route : "j'ai appris cela, et je l'ai bien transmis"

    Pour accomplir la seule révolution qui compte, la révolution intérieure, celle de l'âme, et de dépasser sa condition de simple mortel et de se rapprocher du divin.

    Pour enfin, avoir profité plus du chemin parcouru que du but à atteindre;

    Pour tout cela, apprenons, vivons, aimons comme si chaque seconde qui s'échappe de nos mains valait toutes les richesses du monde. Vivre en se sentant vivre, vivre en étant vivant plutôt que se laisser enterrer par tout ce qui pollue notre vie, voilà l'ultime vérité, la sagesse derrière toutes les sagesses. Il n'y a pas de vérité absolue sinon celles que la vie nous enseigne, pour peu qu'on l'écoute.

     

     

  • Regarder la pluie tomber


    En marge d'un post plus ancien, une pensée m'a traversé l'esprit suite à l'écoute presque accidentelle ce matin d'un morceau sublime de Marillion, intitulé "One fine day".

    Cette chanson d'une rare mélancolie m'a poussé à approfondir ma réflexion sur l'absence de communication réelle qui est un des stigmates de notre époque. Nous avons beau nous entourer de monde, de bruit, de mouvement, au fond de nous, nous sommes seuls. Ce sentiment est, je pense, l'un des moteurs -si ce n'est la cause fondamentale- de notre recherche constante de tout dérivatif qui nous permet de nous étourdir, et surtout ne pas trop réfléchir.

    Il faut se remplir de télé réalité débile, de journaux déprimants, de bruit permanent. Alcool, sorties, tout est bon pour ne pas perdre le sourire. Nous fonçons à grande vitesse vers l'épilogue final, le même pour tous, et à la fin de la route, nous restons seuls. Définitivement seuls.

     

  • Contempler le visage de Dieu

    Dernièrement, les éditions Grasset ont publié un ouvrage au nom provoquant. Ouvrage de vulgarisation scientifique qui se lit comme un roman - et voulu comme tel par ses auteurs, les jumeaux Bogdanoff qui en leur temps s'étaient fait remarquer en présentant l'émission de vulgarisation "Temps X". Le livre "Le visage de Dieu" propose une lecture quelque peu orientée des dernières avancée's en astronomie, et notamment la fameuse photo du projet Cobe. Pour rappel, le téléscope-satellite a pu identifier et reconstituder l'image d'une lumière émise quelques 300.000 ans après le Big bang.Soit l'image de l'univers la plus ancienne jamais répertoriée. Un scientifique -Georges Smoot ou pas, difficile de savoir- aurait prononcé une phrase passée à la postérité :"c'est comme contempler le visage de Dieu!".

    Depuis l'émission sur France 3, les deux frangins ont déposé une thèse controversée en astrophysique et en physique théorique. Si certains scientifiques pointus notent des erreurs ou des raccourcis dans leur travail scientifique, il n'en reste pas moins que les mortels s'intéressant un tant soit peu aux fondements mêmes de notre réel, leurs livres sont une excellent porte d'entrée à la physique quantique. Libre à eux par la suite d'aborder des oeuvres plus pointues, comme les livres de Stephen Hawking par exemple.

    Et d'adhérer ou non à la vision cosomogonique telle que proposée par les Bogdanoff. Après tout, croire est un choix personnel, et si la vérité devient imposée, n'en perd-t-elle pas son essence quantique, à savoir qu'il existe autant de réalités observées-et par là observables- qu'il y a d'observateurs?