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Perso - Page 38

  • Everybody's got to learn sometimes

    je viens de regarder "Eternal Sunshine of the spotless mind". Et je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine mélancolie teintée d'une forme d'espoir.

    Mélancolie quand je constate l'acharnement que met l'être humain à poursuivre ce qui ne cesse de lui échapper. Un but aussi essentiel et pourtant qui semble impossible à atteindre, aussi nécessaire que l'oxygène qui compose les 21% de notre atmosphère sans lequel nous ne pourrions vivre.

    L'espoir que les sentiments humains, cette particularité si étrange de notre espèce, transcendent tous les obstacles. Des barrière que nous créons nous-mêmes, la plupart dun temps.Et qui sont infranchissables parce que notre peur est plus forte que nos efforts pour vivre heureux. Elle est là, notre damnation. Cette envie insurmontable d'être heureux,d'aimer et d'être aimé vient inlassablement buter sur la forteresse invisible de notre tendance à l'auto-destruction, quitte à faire s'auto-accomplir nos prophéties de malheur. Sommes-nous tous pareils?

  • le Mythe de Sisyphe

    Dans la mythologie grecque, Sisyphe, Roi de Corinthe, accueillit un jour les Dieux de l'Olympe lors d'un banquet. Il chercha longtemps le meilleur mets pour leur servir, et ne trouva rien de mieux que la chair de ses propres enfants. Lorsque les Dieux l'apprirent, ils entrèrent dans une colère noire et le condamnèrent à un châtiment exemplaire pour l'éternité : il fut condamné à faire remonter, chaque matin, un énorme rocher au sommet d'une dune de sable. Cela lui prenait toute la journée, et au matin, le rocher redévalait la pente, pour qu'ainsi le châtiment soit recommencé inlassablement.

    Ces derniers temps, je me surprends à songer, comme Leibnitz ou Spinoza, que l'existence humaine toute entière est semblable à ce châtiment, à errer sans but, sans objectif, à recommencer inlassablement les mêmes gestes chaque jour. Une continuité invariable, une affreuse ligne courbe qui revient à son point de départ sans aucune autre cause ni explication que son éternelle présence.Mais considérer cette éventualité pousse à se poser une question dont les réponses sont peut-être plus effrayantes encore: que nous reste-t-il d'autre?

  • Fan des séries des années 80

    Dans mon entourage, je connais une fan absolue des séries des années 80, dont j'avoue humblement être nostalgique. Surtout deux, en fait. Remington Steele (ah, cette coupe au bol et ces intrigues encore plus sirupeuses qu'Arabesque) et Clair de Lune, furieusement décalée pour l'époque (et qui a lancé un acteur qui a sombré dans l'anonymat par la suite, un certain Bruce Willis).

    Cette fan s'asseoit au bord de mon lit en soirée, alors que je me repasse l'intégrale desdites séries. Et elle n'en manque aucun épisode! Elle reste les yeux fixés sur l'écran, plongée avec attention et comme dans une transe hypnotique. Elle s'affale nonchalamment de tout son long, la tête orientée vers Bruce Willis et son allure de bad boy, ou Pierce Brosnan et ses redoutables yeux bleus.Et elle ronronne de plaisir quand ils apparaissent.

    Si ce n'était pas mon chat, j'en serais presque jaloux.