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Perso - Page 35

  • Moi j'enmairde l'ortograf'!

    Je suis un utilisateur assidû des salons de chat (et non tchat, c'est un terme anglais). J'y passe en moyenne une heure par jour. Et c'est avec un effroi certain que je constate que la qualité d'écriture générale baisse à une vitesse vertigineuse. Pour dire, je suis obligé de lire certains des messages à voix haute pour en comprendre le sens.

    Certains arguent que c'est dû au langage SMS, que l'abréviation devient la norme. Mais je constate souvent des ajouts ou des erreurs qui ne raccourcissent aucunement, et qui n'en rendent pas le mot concerné plus compréhensible pour autant.

    Quand on écrit "je s'est" à la place de "je sais",quand on place un "t" à la place d'un "d" ou un "s" à la fin d'un mot, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un effet SMS. Même si l'on ne peut nier que l'usage fréquent de ce type de message n'a certes pas dû aider les locuteurs à garder un niveau élevé.

    Les raisons sont multiples : manque de lecture des jeunes-mais pas que, manque de suivi dans l'enseignement...quand on pense que certains avaient voulu supprimer les cours d'orthographe en primaire et secondaire, il y a de quoi se poser des questions.

    Au-delà de cette perte progressive d'une maîtrise de la langue, je note aussi et de plus en plus un raccourcissement et une simplification des idées. Cette réflexion rejoint celle que m'avait suggérée ma fidèle lectrice, et explique en partie pourquoi la masse populaire devient de moins en moins apte à s'exprimer de façon réfléchie. Toute la communication actuelle semble ne se dérouler que dans l'instant, sans aucun recul, et dans un nivellement par le bas sinon voulu, au moins bien aidé par les médias. L'exemple le plus frappant est Twitter, qui a récemment montré à quel point son usage pouvait se révéler à double tranchant. Et de toute façon, comment espérer que l'on puisse développer un sujet correctement sur des messages de deux phrases?

    Je joue mon Don Quichotte, sans doute. Et Cervantés doit bien rire de mes combats un peu désespérés. Mais tant que je ne me serai pas fait désarçonner par des moulins à vent, je chevaucherai la Rossinante de mes espoirs que la langue française, cette langue que j'aime, que je respecte parce qu'elle me permet de m'exprimer et de pouvoir signaler ce qui me et vous touche, que cette langue donc se relève de cette fange où la mettent les SMS-ophiles et autres illettrés néo-technologiques.

  • Il y a des jours où....

    Il y a de ces jours où le pied gauche qui sort en premier du lit vous annonce la couleur de la journée. Ce sont ces journées pourries, celles qui vous font regretter de ne pas être un rocher au sommet de l'Himalaya, celles où on se dit que la plante en pot de votre vieille grand-mère ne mesure pas sa chance...et il y a des jours tous les jours.

  • Le Grand Blanc

    Ces derniers temps-en fait depuis 1 an - j'ai de plus en plus de mal à me remettre dans ma deuxième peau, celle de l'écrivain. Oh, pas que je me sente exceptionnellement doué, ni d'une valeur émérite. Je sais que j'ai mon style. Certains le jugent ampoulé, d'autres n'y comprennent rien. La plupart en fait. Mais je m'éloigne. Si je n'écris plus rien, ce n'est pas réellement que la page blanche m'effraie. Ca n'a jamais été le cas.

    J'ai de la chance. Une fois que mes doigts touchent le clavier, les idées s'enchaînent d'elles-mêmes. Le tout est encore de m'y mettre. La meilleure preuve est probablement "La ballade du Marie-Jeanne" ou "Oceania" qui ont été écrites en très peu de temps et quasiment sans retouches. Une fois que l'histoire est lancée, j'aime à croire qu'elle s'écrit partiellement d'elle-même. Du moins pour les nouvelles. En ce  qui concerne mes écrits plus "prosaïques" à savoir réfléxions et autres essais plus ou moins philosophiques, je me suis rendu compte qu'une deuxième lecture était souvent salutaire. Les nouvelles et courtes histoires par contre, ont une vie propre et elles cherchent à se finir comme elles l'entendent. Même si souvent, la fin est là, quelque part, au fonds de mon subconscient, il m'arrive-m'arrivait- d'être parfois surpris de la façon dont elle se présentait une fois l'histoire achevée.

    Non, si je n'ai plus rien écrit depuis tout ce temps, c'est que j'ai le sentiment d'avoir tout dit. Que ce que j'avais de plus vrai à l'intérieur a été couché sur papier, que tout était écrit, qu'il n'y avait plus rien à ajouter. Il est triste de penser que certains des textes que je considère comme les meilleurs, à savoir les réfléxions poétiques ou les critiques acerbes que j'avais publiées sous un autre compte sont à jamais perdues. je me demande si cette force créatrice reviendra, s'il m'est possible dans ce temps-ci, de me retrouver dans le même état d'esprit que dans ce temps-là. Il y a un concours en ce moment à la maison de la Francité. il est temps pour moi de vérifier si le feu couve toujours sous la cendre...