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Perso - Page 32

  • Un grand nous quitte...hommage à Moustaki

    Le juif grec à la voix de velours et aux textes poignants comme le grand Georges nous a laissés. Presque quatre fois vingt ans, il est allé rejoindre l'Auvergnat à travers ciel, et doit sans doute enfin se sentir à sa place, entre le Grand Jacques, Georges le bourru au coeur tendre,Edith la géante à la taille de guêpe, lui que sa modestie a toujours fait prendre une distance que d'aucuns prenaient pour de la froideur.
    Adieu l'artiste.On ne verra plus ta gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec ni tes cheveux (blancs, comme ce soleil de Grèce qui t'a toujours accompagné) aux quatre vents. Adieu.

  • Double assassinat Rue Morgue

    Les deux attaques récentes contre des militaires occidentaux par des musulmans -ou se prétendant comme tels-prouvent, si besoin est, que l'Europe est entrée malgré elle dans un engrenage fatal. Certains continuent à jouer à l'autruche, et refuser d'admettre la vérité : nous avons nourri des bêtes sauvages qui à présent se faufilent dans nos maisons et viennent nous égorger dans notre sommeil. C'est curieux de constater l'absence totale de réaction des "bien-pensants" dont j'ai déjà parlé plus avant. Et le grand silence radio des organes représentatifs des musulmans me laisse bien songeur quant à la volonté pacifique réelle de ces derniers...

    Pendant que les badauds spéculent à n'en plus finir, que la police se perd en expectatvies, le singe d'Afrique continue son massacre...Gare au gorilllllleeeee....

  • Les voyages immobiles

    Il existe un endroit où je ne vois pas grand-monde. Un lieu pas très éloigné, à la longitude et la latitude incertaines,un lieu qui n'est répertorié sur aucune carte.

    Je m'y rends quand je peux, c'est à dire pas très souvent ces derniers temps. A chaque fois, je retrouve de vieilles connaissances, des visages familiers, des couleurs que je croyais avoir perdues. J'y vois des amis se serrant la main, se disant" Comment vas-tu?", ils se disent même "Je t'aime". C'est une terre où on vient comme on est parti, sans bagages, parce que tout est déjà sur place. Un lieu où la notion de frontière ou de limite est abolie, un endroit où le mauvais temps est phénomène inconnu. Les nuages se promènent paresseusement dans le ciel, le soleil s'amuse à rendre la vie plus belle qu'elle ne l'est d'habitude...et la vie s'en porte bien.

    Je ne sais pas si c'est une île. Je crois que c'en est une, parce que l'océan qui l'entoure est sauvage, et les falaises qui la bordent rendent l'accession impossible pour qui n'y est pas préparé. Au sommet d'une montagne, une forteresse aux pics acérés se dresse menaçante, contre ce ciel d'un bleu si vert. Quelquefois, au crépuscule, je frissonne en la regardant, si fière, majestueuse dans son arrogance, aux longues tours élancées et aux gargouilles effrayantes postées sur ses créneaux. Lorsque la nuit tombe, une complainte se mêle au chant du vent nocturne, et son prisonnier s'épuise à détruire les barreaux qui le maintiennent éloigné des paysages riants en contrebas. Oh, quelques courageux ont bien tenté d'entrer de force à l'intérieur de ce donjon, mais les gardes qui en défendent l'entrée sont invincibles. Ils sont deux, frère et soeur; jumeaux et pourtant dissemblables. Ils s'appellent Orgueil et Peur. Quels noms étranges, se disent les habitants de l'île.

    Quand je regarde sur une carte, je n'en vois pas la trace. Elle est là, pourtant. Quelque part. Elle existe, je le sais. Pour la retrouver, il me suffit de fermer les yeux et de me rappeler que cieux sont bleus, que les roses sont rouges,de les voir éclore, pour toi et moi... d'entendre les bébés pleurer, de les voir grandir, ils en apprendront bien plus que je ne saurai jamais, et de me dire...quel monde merveilleux.