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Perso - Page 27

  • Up the irons 2ème partie


    Le samedi, la programmation s'est révélée plus chaotique, et j'ai assisté à certains concerts dans une ligne temporelle fragmentaire.

    Dans le désordre :

    Hypocrisy terrassant. Peter tatgren en grande forme, alterne pour une grande partie des morceaux atmosphériques avec quelques tueries issues du passé, comme "left to rot". Nous décidons de laisser le final aux pogoteurs et allons rejoindre la fin du show  virile et enfumée de Down. Phil Anselmo est en voix, le set termine avec le brulôt imparable "Stone the crow" et un final dantesque sur le bien nommé "Bury me in smoke" rallongé de nombreuses minutes durant. Le Phil est déchaîné, se cogne à de nombreuses reprises le crâne contre le micro (au point de se faire quelques estafilades) et les musciens assurent avec une régularité de métronome. Le dernier titre voit également monter de nombreux fans sur scène pour achever le set dans une ambiance de folie.

    Within Temptation se révèle lassant au bout de 2 morceaux. Ecoute en fond, près du bar et entre allées et venues pour récupérer des gadgets idiots mais bien fun en échange de verres en plastiques ramassés.

    Bullet for My valentine, désolé, mais le chant alterné growls hardcore trop lisses et le chant teenage, je n'accroche pas, mais pas du tout! Les p'tit djeunz n'en ont cure, et le pit est bien musclé. Musicalement, le style tient la route, mais n'a pas une once d'originalité.

    Iced Earth a été la première claque de la soirée, avant un Slipknot conquérant. Jon Schaefer est fier de son dernier bébé, Dystopia, puisque pas moins de 4 morceaux seront joués ce soir. Le nouveau chanteur est un monstre de puissance, avec des poussées suraigües à la Judas Priest pas désagréables. Un des meilleurs shows du jour.

    Voir UDO...et mourir. A l'instar d'un Saxon toujours vaillant sur album mais croulant en live, ÜberStampFürher est fatigué sur scène et ça se voit plus que ça ne s'entend. Vocalement, l'Allemand tient toujours la forme et les "Metal heart" et autres" Balls to the wall" issus de son glorieux passé au sein d'Accept font toujours mouche, mais voir un papy fatigué bouger à peine a quelque chose d'assez pathétique. Tout comme Saxon et son hard rock solide certes, mais franchement daté. De plus, contrairement à Udo, Bill Byford n'a jamais été un chanteur hors pair, et le set devient vite poussif.

    Steak Number Eight me laisse dubitatif. Leur musique est originale, quelque part entre hardcore, doom , stoner couillu et poussées drone, mais un poil trop hermétique pour entrer à fond dedans.

    Brainstorm : l'exemple même du classicisme à la teutonne. Chant surpuissant, rythmiques en béton, mais sensation de déjà-vu installée dès le troisième morceau. On zappe rapidement. 

    Rockstar, ou l'agonie d'une ancienne star. Voir un garçon comme Tim Ripper Owens et son organe spectaculaire (pas celui-là, bande de cochons!) gâcher son talent au sein d'un groupe de reprises fait mal au coeur. Même si le bonhomme prétend avoir lancé son combo "pour le fun et par amour des classiques" et qu'on ne peut pas résister sur des "Hell bent for leather", "Hurricane" ou "it's so easy", soit des classiques absolus, on ne peut s'empêcher de songer qu'à force de manger à tous les rateliers, le Ripper finira plus par ripper sur nos nerfs qu'autre chose.

    Aura Noir: j'arrive en fin de set, et si le black thrash primitif à la Celtic Frost/ Venom sent toujours la puanteur de la viande avariée au fond d'une cabane de trappeur, sur scène il faut bien dire qu'il ne se passe pas grand-chose. Tout le contraire d'un Sylosis qui, sur une base thrash puissante, rajoute quelques touches néo ou polyrythmiques à la Meshuggah assez sympathiques.

    Amaranthe: le mélage pop/électro/neo lourd avec chant caverneux montre ses limites au bout de quelques morceaux à peine. Si le groupe est vivace, la musique ne suit pas et devient mollassonne, trop prévisible.

    Le gros morceau du jour , Slipknot: les cinglés de Des Moines mettent rapidement le feu à la main Stage. On peut regretter que le groupe de l'Iowa semble un peu en pilotage automatique, avec quelques morceaux de bravoure attendus ,"Spit it out" ou "Wait and Bleed" par exemple, il n'en reste pas moins que les frappadingues sont carrés au possible et assurent le show comme seuls les habitants du pays des burgers savent le faire. Interaction continue avec le public, batterie pivotante, énergie physique communicative...un sans faute, mais sans grande surprise non plus. Hélas,c'est aussi la fin de soirée pour les foies. De nombreux festivaliers sont dans un  état d'alcolémie avancée, et le triste cortège de zombies imbibés se met lentement en route.

    Retour sous une fine pluie glacée, l'air s'est considérablement refroidi et les deux sacs de couchage ne sont pas de trop sous la tente, sans oublier le bonnet.
    Bonne nuit les petiots.

     

     

     

     

     

     

  • Regarder la pluie tomber


    En marge d'un post plus ancien, une pensée m'a traversé l'esprit suite à l'écoute presque accidentelle ce matin d'un morceau sublime de Marillion, intitulé "One fine day".

    Cette chanson d'une rare mélancolie m'a poussé à approfondir ma réflexion sur l'absence de communication réelle qui est un des stigmates de notre époque. Nous avons beau nous entourer de monde, de bruit, de mouvement, au fond de nous, nous sommes seuls. Ce sentiment est, je pense, l'un des moteurs -si ce n'est la cause fondamentale- de notre recherche constante de tout dérivatif qui nous permet de nous étourdir, et surtout ne pas trop réfléchir.

    Il faut se remplir de télé réalité débile, de journaux déprimants, de bruit permanent. Alcool, sorties, tout est bon pour ne pas perdre le sourire. Nous fonçons à grande vitesse vers l'épilogue final, le même pour tous, et à la fin de la route, nous restons seuls. Définitivement seuls.

     

  • Contempler le visage de Dieu

    Dernièrement, les éditions Grasset ont publié un ouvrage au nom provoquant. Ouvrage de vulgarisation scientifique qui se lit comme un roman - et voulu comme tel par ses auteurs, les jumeaux Bogdanoff qui en leur temps s'étaient fait remarquer en présentant l'émission de vulgarisation "Temps X". Le livre "Le visage de Dieu" propose une lecture quelque peu orientée des dernières avancée's en astronomie, et notamment la fameuse photo du projet Cobe. Pour rappel, le téléscope-satellite a pu identifier et reconstituder l'image d'une lumière émise quelques 300.000 ans après le Big bang.Soit l'image de l'univers la plus ancienne jamais répertoriée. Un scientifique -Georges Smoot ou pas, difficile de savoir- aurait prononcé une phrase passée à la postérité :"c'est comme contempler le visage de Dieu!".

    Depuis l'émission sur France 3, les deux frangins ont déposé une thèse controversée en astrophysique et en physique théorique. Si certains scientifiques pointus notent des erreurs ou des raccourcis dans leur travail scientifique, il n'en reste pas moins que les mortels s'intéressant un tant soit peu aux fondements mêmes de notre réel, leurs livres sont une excellent porte d'entrée à la physique quantique. Libre à eux par la suite d'aborder des oeuvres plus pointues, comme les livres de Stephen Hawking par exemple.

    Et d'adhérer ou non à la vision cosomogonique telle que proposée par les Bogdanoff. Après tout, croire est un choix personnel, et si la vérité devient imposée, n'en perd-t-elle pas son essence quantique, à savoir qu'il existe autant de réalités observées-et par là observables- qu'il y a d'observateurs?