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Musique - Page 6

  • Up the irons 2ème partie


    Le samedi, la programmation s'est révélée plus chaotique, et j'ai assisté à certains concerts dans une ligne temporelle fragmentaire.

    Dans le désordre :

    Hypocrisy terrassant. Peter tatgren en grande forme, alterne pour une grande partie des morceaux atmosphériques avec quelques tueries issues du passé, comme "left to rot". Nous décidons de laisser le final aux pogoteurs et allons rejoindre la fin du show  virile et enfumée de Down. Phil Anselmo est en voix, le set termine avec le brulôt imparable "Stone the crow" et un final dantesque sur le bien nommé "Bury me in smoke" rallongé de nombreuses minutes durant. Le Phil est déchaîné, se cogne à de nombreuses reprises le crâne contre le micro (au point de se faire quelques estafilades) et les musciens assurent avec une régularité de métronome. Le dernier titre voit également monter de nombreux fans sur scène pour achever le set dans une ambiance de folie.

    Within Temptation se révèle lassant au bout de 2 morceaux. Ecoute en fond, près du bar et entre allées et venues pour récupérer des gadgets idiots mais bien fun en échange de verres en plastiques ramassés.

    Bullet for My valentine, désolé, mais le chant alterné growls hardcore trop lisses et le chant teenage, je n'accroche pas, mais pas du tout! Les p'tit djeunz n'en ont cure, et le pit est bien musclé. Musicalement, le style tient la route, mais n'a pas une once d'originalité.

    Iced Earth a été la première claque de la soirée, avant un Slipknot conquérant. Jon Schaefer est fier de son dernier bébé, Dystopia, puisque pas moins de 4 morceaux seront joués ce soir. Le nouveau chanteur est un monstre de puissance, avec des poussées suraigües à la Judas Priest pas désagréables. Un des meilleurs shows du jour.

    Voir UDO...et mourir. A l'instar d'un Saxon toujours vaillant sur album mais croulant en live, ÜberStampFürher est fatigué sur scène et ça se voit plus que ça ne s'entend. Vocalement, l'Allemand tient toujours la forme et les "Metal heart" et autres" Balls to the wall" issus de son glorieux passé au sein d'Accept font toujours mouche, mais voir un papy fatigué bouger à peine a quelque chose d'assez pathétique. Tout comme Saxon et son hard rock solide certes, mais franchement daté. De plus, contrairement à Udo, Bill Byford n'a jamais été un chanteur hors pair, et le set devient vite poussif.

    Steak Number Eight me laisse dubitatif. Leur musique est originale, quelque part entre hardcore, doom , stoner couillu et poussées drone, mais un poil trop hermétique pour entrer à fond dedans.

    Brainstorm : l'exemple même du classicisme à la teutonne. Chant surpuissant, rythmiques en béton, mais sensation de déjà-vu installée dès le troisième morceau. On zappe rapidement. 

    Rockstar, ou l'agonie d'une ancienne star. Voir un garçon comme Tim Ripper Owens et son organe spectaculaire (pas celui-là, bande de cochons!) gâcher son talent au sein d'un groupe de reprises fait mal au coeur. Même si le bonhomme prétend avoir lancé son combo "pour le fun et par amour des classiques" et qu'on ne peut pas résister sur des "Hell bent for leather", "Hurricane" ou "it's so easy", soit des classiques absolus, on ne peut s'empêcher de songer qu'à force de manger à tous les rateliers, le Ripper finira plus par ripper sur nos nerfs qu'autre chose.

    Aura Noir: j'arrive en fin de set, et si le black thrash primitif à la Celtic Frost/ Venom sent toujours la puanteur de la viande avariée au fond d'une cabane de trappeur, sur scène il faut bien dire qu'il ne se passe pas grand-chose. Tout le contraire d'un Sylosis qui, sur une base thrash puissante, rajoute quelques touches néo ou polyrythmiques à la Meshuggah assez sympathiques.

    Amaranthe: le mélage pop/électro/neo lourd avec chant caverneux montre ses limites au bout de quelques morceaux à peine. Si le groupe est vivace, la musique ne suit pas et devient mollassonne, trop prévisible.

    Le gros morceau du jour , Slipknot: les cinglés de Des Moines mettent rapidement le feu à la main Stage. On peut regretter que le groupe de l'Iowa semble un peu en pilotage automatique, avec quelques morceaux de bravoure attendus ,"Spit it out" ou "Wait and Bleed" par exemple, il n'en reste pas moins que les frappadingues sont carrés au possible et assurent le show comme seuls les habitants du pays des burgers savent le faire. Interaction continue avec le public, batterie pivotante, énergie physique communicative...un sans faute, mais sans grande surprise non plus. Hélas,c'est aussi la fin de soirée pour les foies. De nombreux festivaliers sont dans un  état d'alcolémie avancée, et le triste cortège de zombies imbibés se met lentement en route.

    Retour sous une fine pluie glacée, l'air s'est considérablement refroidi et les deux sacs de couchage ne sont pas de trop sous la tente, sans oublier le bonnet.
    Bonne nuit les petiots.

     

     

     

     

     

     

  • Up the irons : Graspop Metal meeting 2013

    Il existe un évènement incontournable pour tout fan de musique rock au sens large, et plus spécifiquement metal. Dans un champ situé juste après Dessel, province d'Anvers, près de la frontière hollandaise, le GMM (ou Graspop Metal meeting) se tient chaque année le dernier w-e de juin. Pendant 3 jours, une tonne de décibels se déversent dans les hauts-parleurs. Hamburgers, bières, sodas, mais aussi nuits courtes, canettes écrasées, ivresses diverses et aphonie en fin de festival sont au menu.

    Reprenons les évènements par ordre chronologique :

    Jeudi après-midi :

    Départ relativement tardif. Confirmation de congés à la toute dernière minute, stress dû au départ et au doute sur les congés accordés ou non.
    Errements à la sortie d'Anvers, gros détour en campagne avant de revenir sur le droit chemin...arrivée vers 17.00, première déconvenue : le parking est loin, TRES loin de l'entrée! Un champ constellé de bouse de vaches à demi séchées...chargé la tente, le sac à dos et un tapis de sol pour un premier voyage.

    Marche de +:/- 3 kms, attente de 45 mins pour avoir le précieux sésame, et encore 30 mins pour pouvoir déposer la bâche. Monté la tente une première fois. Quasiment finie, je me rends compte que la bâche a été posée à l'envers! On recommence...sur ces entrefaites, il est déjà 1900.Je décide de manger mon repas du soir, préparé par celle qui partagera ma tente les 2 prochaines nuits, mais qui pour le moment me fait défaut...monter une tente pour deux personnes une fois, passe encore...mais la démonter et la remonter encore en moins d'une heure, dur dur!!

    Je refais un aller-retour, cette fois chargé comme une mûle : le diable avec la valise, le 2ème sac à dos sur les épaules,le tapis de sol coincé sur le diable...chemin défoncé, la valise tangue et bascule sans cesse...j'arrive à la tente, le temps se rafraîchit, je décide de creuser une petite rigole autour de la tente pour éviter les effets désagréables de l'eau stagnante. Rentré dans la tente, je n'ai même plus le courage d'aller à la pré-party, je décide de m'écrouler sur le tapis de sol, emmitouflé dans mon sac de couchage..;sans réaliser que je n'avais pas fermé le capuchon du tapis! résultat : un réveil courbaturé, dû à un tapis de sol dégonflé...courbatures qui resteront tenaces jusque dimanche au soir.

    Le froid s'accentue, et je remercie in petto mon amie absente d'avoir insisté pour que je prenne un deuxième sac de couchage, qui vient à point nommé. Les boules quiès sont efficaces contre le bruit ambiant, et je m'endors à peu près correctement.

    Vendredi  :

    Crucified barbara : arrivé vers 11.45, je loupe le début du set. Hard rock classique à la motorhead, chant féminin relativement rocailleux, hargneux ce qu'il faut. Plaisant, mais sans plus. Bonne énergie sur scène, mais un peu gentillet pour commencer.Je décide de splitter certains des shows afin de me faire une idée et de partir en découverte. Après tout, le GMM, c'est aussi ça: l'aventure, la curiosité.

    Generation Kill : bon son, attitude bien virile, hardcore metallisé, teinté de touches plus moderne, dans la lignée d'un Pro-Pain qui aurait intégré quelques plans plus mélodiques à la Mnemic.Bonne pioche!

    J'enchaîne avec The Monolith Deathcult.Deuxième bonne surprise : leur mélange assumé de death technique et de synthé pop presque kitch apporte un vent d'originalité, bien loin des styles formatés "à la In flames"

    Le début de Veil of maya me laisse sceptique...je décide de faire l'impasse, je passe devant le Marquee de Prong qui m'écorche les oreilles (désolé, mais le chant de TommY victor en live, je ne peux vraiment pas).Unleashed d'abord, et Varg ensuite font monter paradoxalement la température d'un cran, avec leur viking metal aux accents épiques pour l'un, et presque dansants pour l'autre. Le final sympathique des derniers voit monter sur scène des fans féminines qui se remuent le popotin.

    Dark Funeral est une curiosité :si leur black technique est interprété avec conviction, leur absence d'un second degré parfois salutaire finit par les faire ressembler à une accumulation de clichés, mais qui reste encore loin d'un Mayhem décevant au possible, avec un son brouillon et une  batterie qui surnage au sein d'une bouillie sonore parfaitement inaudible.

    Sur la grande scène, Grave Digger assure le show, la voix éraillée de Chris Bothendahl fait oublier quelques plans de guitare assez datés. Korkiplaani, je zappe; le dôme voit maintenant monter Entombed. Les vétérans suédois, avec leurs trognes de piliers de comptoir, ont un sacré bagage, et ça s'entend. La voix de LG petrov est plus grave que sur album, mais le bougre ne s'économise pas, et arpente la scène comme une marin saoûl en bordée. Fin du spectacle écourtée, mon amie est enfin venue.

    Helloween ne déçoit que rarement, mais surprise : la voix d'Andi Deris est tout de même plus nasillarde sur scène que sur album. Je décide de zapper les groupes de "machin-core" comme All That Remains ou Heaven Shall Burn, et je me prépare pour le gros morceau du soir, Twisted Sister.

    Rotting Christ met dans le dôme une claque phénoménale : tout en ambiances, leur dark metal teinté de black épique se finit sur un "Non Serviam" fédérateur. Coal Chamber prend la place de Soulfly pour cause d'arrivée tardive des brésiliens/Américains, et Dez fafara nous rappelle pourquoi "Loco" ou "Big truck" sont restés dans les mémoires.

    Kreator met comme d'hab' le feu, le bordel, le dawa...appelez ça comme vous voudrez, mais sur scène, ça ne rigole pas. Mille a la rage, il éructe ses hymnes de guerre sans temps mort, enchaînant les brûlots comme nos politricards enchaînent les lois ineptes. Ca fusille, ça dézingue, nos teutons ne font pas de prisonnier.

    Juste avant, Katatonia nous met une dose énorme de mélancolie, aidé par une set light juste magnifique.

    Le dernier de Korn ne m'ayant pas convaincu du tout, je finis le concert à moitié. Papa Roach peut bien aller se faire voir ailleurs en ce qui me concerne, la fusion rap-core n'ayant jamais été ma tasse de thé.

    Twisted Sister me met une sacrée claque : après 30 ans d'existence, Dee Snider a encore une sacrée voix. Même si la plupart des morceaux passent moins que les universels " I wanna Rock" ou"We're not gonna take it", répété dailleurs à l'envi pour contrer une pluie froide et battante. Heureusement, votre serviteur avait tout prévu, et c'est bien à l'abri que je passe la totalité du concert, au contraire des malheureux qui restent grelottants sous la drache nationale, et d'un Dee Snider particulièrement remonté...et trempé jusqu'aux os. Le champ s'est vidé, beaucoup n'ayant pas résisté sous l'impact conjugué du froid qui s'est abattu sur le site et de la pluie qui se déverse maintenant par hectolitres. Je termine le show de Soulfly déplacé, qui me laisse sur ma faim, l'intervention du fiston n'arrangeant rien avec son chant hurlé.

    Le retour à la tente s'annonce périlleux, les bottes couvertes de gadoue, le chemin défoncé, et surtout un embouteillage monstre à l'entrée du camping. Dents lavées, écroulé dans la tente, bien au chaud sous les deux couettes, rideau.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • That's real blues, baby

    Un superbe blues écrit par un maître en la matière. Bon Scott, l'un des derniers vrais rebelles de ce monde, a écrit les paroles de cette chanson qui résume à elle seule toute ma vie. Sa voix de vieille pute en chaleur donne toute sa puissance à cet morceau; ça sent la gnôle bon marché, les aisselles de routiers et les chambres miteuses de motels crasseux le long de routes pousséreuses.La guitare d'Angus dégouline de feeling, s'allonge paresseusement sur un blues d'une limpide évidence. Le rock, le vrai, c'est ça. On n'a rien inventé de mieux. Du vrai, de l'authentique. La vie, en somme.

    So long, Scott..see ya on the other side, bro'

     

    Ride On Angus Young / Malcolm Young / Bon Scott

    It's another lonely evenin'
    in another lonely town
    but I ain't to young to worry
    and I ain't to old to cry
    when a woman gets me down

    got another empty bottle
    and another empty bed
    ain't to young to admit it
    and I’m not too old to lie
    I’m just another empty head

    that's why I’m lonely, I’m so lonely
    but I know what I’m gonna do
    I’m gonna ride on, ride on
    standing on the edge of the road
    thumb in the air
    one of these days I’m gonna, change my evil ways
    'til then I’ll just keep
    riding on

    broke another promise
    and I broke another heart
    but I ain't to young to realise
    that I ain't to old to try
    try to get back to the start
    and it's another red-light nightmare
    on another red-light street
    and I ain't too old to hurry
    cause I ain't too old to die
    but I sure am hard to beat

    But I’m lonely, lord I’m lonely
    What I’m gonna do
    (ride on, ride on) Got myself a one-way ticket
    (ride on, ride on) Going the wrong way
    Gonna change my evil ways, one of these days
    One of these days

    Ride on, ride on, ride on, gonna ride on
    I’m gonna ride on
    lookin' for a truck
    keep on ridin'
    ridin' on and on and on and on and on and on and on and on
    (ride on, ride on) gonna have myself a good time
    (ride on, ride on) yeah, yeah ,yeah
    one of these days, one of these days

     

    Dont voici une traduction qui ne rend pas justice à cette pièce d'orfèvrerie :

    C'est un autre soir en solitaire
    C'est une autre ville seule
    Mais je ne suis pas assez jeune pour m'en faire
    Et je ne suis pas assez vieux pour pleurer
    Quand une femme me laisse tomber

    J'ai une autre bouteille vide
    Et un autre lit vide
    Je ne suis pas assez jeune pour l'admettre
    Et je ne suis pas assez vieux pour mentir
    C'est juste une autre tête vide

    C'est pour ça que je suis seul...je suis si seul
    Mais je sais ce que je vais faire
    Je vais aller de l'avant, continuer
    Me tenant sur le côté de la route, pouce en l'air
    Un de ces jours,je vais..changer mes mauvaises manières
    Jusque-là, je vais continuer

    J'ai brisé une autre promesse
    Et j'ai brisé un autre coeur
    Mais je ne suis pas assez jeune pour réaliser
    Que je ne suis pas assez vieux pour essayer
    Essayer de revenir au point de départ

    Et c'est un autre cauchemar aux néons rouges
    Et une autre rue aux lampes rouges
    Et je ne suis pas assez jeune pour me dépêcher
    Parce que je ne suis pas assez vieux pour mourir
    Mais pour sûr, je ne me laisserai pas faire

    Mais je suis seul, Dieu que je suis seul
    Que vais-je faire?
    (Je vais continuer) je me suis pris un aller simple
    (Je vais continuer) Pour aller dans la mauvaise direction
    je changerai mes mauvaises manières, un de ces jours
    Un de ces jours
    Continuer, continuer, continuer,je vais continuer
    Je vais continuer
    je cherche un camion
    Continuer à aller de l'avant
    [...]Continue encore et encore
    (continue) je vais me prendre du bon temps
    (continue) oh oui
    un de ces jours, un de ces jours....