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La Libre Essentielle - Page 21

  • What does really matters

    Certaines rencontres, de personnes au départ parfaitement inconnues, vous transforment profondément. Au détour d'une conversation, vous êtes soudain confrontés à des peines immenses, à des douleurs engendrées par la vie d'une intensité telle que les mots qui vous viennent sonnent d'un vide insondable. Cruelle ironie pour un amoureux de la langue française comme moi de ne pas pouvoir trouver les mots justes dans des cas pareils.

    Aujourd'hui, une dame est venue à ma rencontre . A la douleur d'avoir perdu un fils, s'ajoute une douleur physique due à des incidents méidcaux graves, dont je suis persuadé qu'ils sont la conséquence de son chagrin. Et pourtant, cette femme m'a impressionné par une volonté de fer, par cette force qui émanait d'elle de vouloir continuer par-dessus tout à vivre, à vivre cette vie désormais emplie d'absence.

    Aujourd'hui, j'ai été marqué par une épreuve que je n'ai pas vécue, et qui m'a pourtant remué comme une vague de fond, me faisant soudain comprendre que cette vie, malgré ses oripeaux de sorcière, malgré ses relents parfois putrides, nous tend les bras, et qu'il faut la chérir plus que n'importe quel joyau ou trésor.

    Oui, cette vie est une chienne. Oui cette vie ici n'est parfois qu'un purgatoire. Mais c'est la seule que nous ayons. On n'a pas de deuxième jeton pour rejouer la partie . L'aimer malgré tout  est la seule façon d'espérer voir le game over en ayant battu le Jeu. Dans tous les autres cas, on arrive perdant.

    Ce post, c'est ma façon de dire à cette vie-là, qui est aussi la vôtre et celle de quelques 7 milliards d'humains "Espèce de salope, je t'aime quand même".

     

     

     

  • Leçon de vie

    Parfois, très rarement, la vie met sur votre chemin une borne indicatrice. Quelqu'un qui vous dit droit dans les yeux "Tu te plantes, change de voie". Il est parfois difficile d'entendre ces avertissements, à fortiori si d'autres ont déjà essayé avant. Mais ils sont là. A nous de vouloir écouter.

  • Etre fonctionnaire, c'est avant tout un état d'esprit

    Je suis subjugué par la capacité qu'on certains organismes sociétaux à ne produire aucune activité réellement constructive, et à transformer le temps en une denrée moins chère que les résidus de fosses septiques...et encore. La merde a toutjours une utilité : engrais, boues actives, etc.... Mais ces organsimes donc, semblent avoir du temps à profusion, et en générer à la demande...surtout du temps inutile. Ce temps dont la rentabilité est inversément proportionnelle à sa quantité, passé en réunions absurdes, et commissions sans objet, en palabres dont l'inutilité n'a d'égal que les sobriquets pompeux dont on les affuble.

    Pendant ce temps, les problèmes consommateurs de temps utile perdurent. Bien souvent, les solutions sont peu voire pas du tout coûteuses, et ne demandent qu'une implication plus accentuée de tous les tenants et aboutissants de la situation ayant généré le problème. Elles demandent aussi un certain bon sens, et le dépassement d'intérêts personnels au profit d'une vue plus large, embrassant la majorité des acteurs. Elles demandent en somme de penser en êtres collectifs et fonctionnant comme tels, pièces dont l'importance n'a lieu d'être que quand elle sert l'organisme dans son ensemble.

    Malheureusement, il existe une catégorie de gens refusant obstinément cette évolution nécessaire.Je les appelle les "parcellaires".On peut les appeler sales cons, ça va plus vite.Et c'est plus parlant.

    C'est là où le bât blesse. Quand la parcelle individuelle se met à penser erronnément que sa position est plus importante que la communauté. Que son petit pouvoir -tout relatif-lui sert avant tout à faire passer sa personne souvent insignifiante avant l'intérêt global. Mais ceci, n'est-ce pas, existe depuis que le monde est monde. Cela est, a toujours été, et sera toujours. L'être humain est ainsi fait, et toutes les utopies visant à changer cet état de choses ont lamentablement échoué. Le socialisme à l'européenne pourrait en témoigner ces derniers temps...si ses plus ardents défenseurs n'étaient pas eux-mêmes les pires représentants des "parcellaires" dont j'ai parlé plus tôt.Ai-je dit "sales cons"? Oupsss.....

    Au-delà des conséquences directes de ce "temps inutile" et des heures/semaines/mois (cochez le bon)passés à le dépenser plus facilement que le gouvernement ne le fait avec vos deniers, je m'étonne aussi -je sais, je suis naïf- de voir que le salaire des gens y participant est lié de façon directe à la gestion de ce temps sans objet.Plus ils en dépensent, plus il gagnent d'argent! On nous dit esclaves du temps. Certains fonctionnaires l'ont domestiqué au dernier degré, en faisant un serviteur loyal et extensible à merci. Pourtant, quand on leur demande une réponse ou un service, cet allié leur fait souvent défaut.  Il faut croire que le temps est un peu comme les billets de 50 euros : tout le monde aime bien en avoir, mais ils disparaissent sitôt mis dans votre poche.