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Belgique - Page 34

  • Povo Gratia

    Ces derniers temps, dès que j'allume la radio, ça n'y coupe pas. Depuis la libération honteuse de Michèle Martin, cette farce absolument grotesque d'un système judiciaire répugnant de lâcheté, les réactions pleuvent...et la plupart du temps dans le même sens. Encore aujourd'hui, tenez : un "expert" du monde judiciaire se posait en grand défenseur de l'ordre moral en prétendant, je cite, que "la loi prise pour durcir la libération conditionnellle est dangereuse parce que prise par la base populaire (sic!) et dans l'émotion".

    J'ai même entendu une phrase d'un auditeur qui craignait, sans rire que "trop de démocratie tue la démocratie". Phrase entendue ce matin dans le débat sur la Première.

    Cette simple assertion prouve bien à quel point notre société est malade. Malade de ses propres libertés, malade parce qu'elle n'accepte la volonté de la base que quand elle sied la volonté de ceux qui profitent du système.  Ainsi donc, la démocratie n'est valable que quand elle suit le politiquement correct? Ainsi donc, la volonté du peuple est mauvaise conseillère, et il vaut mieux prendre les décisions importantes (re-sic) qu'à l'abri des regards, et bien loin des yeux de cette plèbe ignorante et bassement émotionnelle?

    Sans doute est-ce là la raison pour laquelle la première loi d'assouplissement de ces mêmes libérations a été prise bien discrètement, et ce alors que les tourbillons déclenchés par l'affaire Dutroux venaient à peine de se calmer. Loi votée et mise en place par certains des dirigeants politiques -Laurette, si tu nous entends...-qui aujourd'hui s'offusquent de l'accueil d'une meurtrière chez des nonnes qui n'ont visiblement de religieux que l'habit.

    Sans doute aussi est-ce pour cela que ces grands "défenseurs" de la démo-crassie se sont faits bien discrets au moment de cette même affaire, affaire qui prouvait à quel point notre système judiciaire était gangrené par l'incompétence, la mesquinerie crasse et les luttes de pouvoir. Et ce sont ces mêmes hérauts de démocratie dirigée qui nous disent de faire confiance à la justice? Dans d'autres cas, j'avoue que j'aurais bien ri. Mais là...

     

     

  • Nouvelle Carence Francophone

    Un certain Monsieur Quévy a une page sur Internet. Une page comme tant d'autres, si ce n'est qu'il se présente comme membre d'un parti appelé Nouvelle Alliance Francophone. Et c'est là où sa page prête à rire, et où Monsieur Quévy dévoile, bien malgré lui son talent de comique.

    Voici le lien :

    http://quevy.skynetblogs.be/index-3.html

    Analysons d'abord la forme : la mise en page est positivement infecte. Surchargée, les mêmes messages simplistes répétés jusqu'à la nausée. Aucune trace d'un parcours clair, ni de programme à proprement parler. Des caractères moches, une mise en couleur à la truelle, une adjonction de photos désastreuse...n'en jetez plus.

    L'orthographe et le niveau de langue quant à eux sont dignes d'un étudiant en secondaire-et encore, je parle ici d'un étudiant actuel!!. L'argumentation est quasiment inexistante, le ton est d'un simplisme confondant, on croirait assister à un meeting du parti Socialiste lors de l'Amicale des grévistes à Marchienne-au-Pont.

    Bref, ce site est représentatif d'une certaine frange politique de la Terre au Coq, le seul animal qui arrive à chanter les deux pieds dans la merde.

  • Arcelor Mittal Liège: Dur comme fer

    Depuis plus de 25 ans, tout le bassin liégeois s'enferre-c'est le cas de le dire-dans une spirale de fermetures les unes après les autres. En réalité, tout le monde de la sidérurgie wallonne agonise depuis trente ans. Les soubresauts nerveux de Clabecq n'ont été qu'un épisode saillant dans la courbe descendante que subit l'industrie des métaux en Wallonie.

    Alors que la Région Wallonne atermoie, que les syndicats pratiquent le terrorisme émotionnel depuis des années, Mittal regarde simplement ses comptes et fait ses calculs. 1300 travailleurs directs, plus les sous-traitants au bord  du précipice. Et quoi? Depuis plus de 25 ans, tous les paramètres sont dans le rouge, crise après crise. Et personne n'a rien vu venir? Depuis plus de trente ans, et encore plus depuis la reprise de l'industrie par l'Indien, personne n'a prévu de plan de rechange?

    Soyons clair : quels sont les intérêts des uns et des autres à défendre un outil condamné? Penchons-nous sur les différents cas:

    -Les syndicats : mafia au sein d'une mafia plus grande, l'étendard rouge tendu bien en avant,ils défendent des acquis et avantages absurdement énormes acquis durant l'âge d'or,et ce au mépris de la conjoncture actuelle. Pourquoi? Par souci du bien-être des travailleurs? Non pas. Simplement par calcul politique. La FGTB-mais pas que- sait très bien qu'il est préférable de continuer à bercer les travailleurs d'illusions, leur promettre qu'ils seront tous sauvés, au lieu de leur annoncer au plus tôt la vérité crue. A savoir que la sidérurgie à terme était condamnée dès 1990 en Wallonnie. Et surtout préparer le changement, les reconversions quand c'était possible. Ce qui aurait immanquablement laissé une part des travailleurs trop âgés, trop coincés dans leur conservatisme d'avantages "injustes" au vu de l'évolution de l'activité économique wallonne sur le carreau. Et donc, autant de voix en moins lors des élections sociales. Et cela, la Cosa Nostra, à la tête des syndicats ne le veut à aucun prix.

    -Le monde politique wallon: pendant des années, la Wallonnie a injecté littéralement à fonds perdu, dans un outil qui n'était pas assez renouvelé, voire même dans certains pans de l'industrie qui étaient déjà obsolètes dans les années 80. Soyons réalistes: la décision de Mittal était prévisible. Comment conserver la phase à froid sans la phase à chaud? Eh quoi? Au sein du monde politique, personne n'a senti venir le piège? Cela est inquiétant, pour deux raisons :

                    -soit nos politiciens sont de joyeux naïfs, voire des imbéciles heureux. Dans le monde politique plus encore qu'ailleurs, il n'y a aucun mot pour les concepts de parole donnée et de loyauté. Et nos dirigeants espéraient que dans le monde des affaires, le vocabulaire serait différent?

                   -soit, et c'est peut-être le plus effrayant, tout ceci fait partie d'un vaste plan de poudre aux yeux, où les dirigeants wallons se refilent la patate chaude de main en main depuis plus de trente ans, en organisant une foire aux illusions à l'emploi dans laquelle les travailleurs sont les dindons de la farce. En effet, les millions d'euros investis en pure perte n'auraient-ils pas pu être utilisés de façon bien plus efficace dans une politique de reconversion à long terme? Mais de nouveau, cela aurait voulu dire laisser un pan des travaillers sur le carreau. Et donc autant de voix en...tiens, j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça.

    Ce ne sont pas les projets absurdes de Rudy Demotte d'essayer de créer une alliance avec la France pour défendre la sidérurgie européenne qui changeront la donne. S'allier? Allons donc. Déjà entre Flamands et Wallons, cette entente relève de la douce chimère. Et on voudrait nous faire avaler qu'elle serait possible dans une Europe à la logique purement économique? la bonne blague...bah, de toute façon, Mr DeMotte nous répondra qu'il "ne faut pas s'en fer."