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Belgique - Page 34

  • Nouvelle Carence Francophone

    Un certain Monsieur Quévy a une page sur Internet. Une page comme tant d'autres, si ce n'est qu'il se présente comme membre d'un parti appelé Nouvelle Alliance Francophone. Et c'est là où sa page prête à rire, et où Monsieur Quévy dévoile, bien malgré lui son talent de comique.

    Voici le lien :

    http://quevy.skynetblogs.be/index-3.html

    Analysons d'abord la forme : la mise en page est positivement infecte. Surchargée, les mêmes messages simplistes répétés jusqu'à la nausée. Aucune trace d'un parcours clair, ni de programme à proprement parler. Des caractères moches, une mise en couleur à la truelle, une adjonction de photos désastreuse...n'en jetez plus.

    L'orthographe et le niveau de langue quant à eux sont dignes d'un étudiant en secondaire-et encore, je parle ici d'un étudiant actuel!!. L'argumentation est quasiment inexistante, le ton est d'un simplisme confondant, on croirait assister à un meeting du parti Socialiste lors de l'Amicale des grévistes à Marchienne-au-Pont.

    Bref, ce site est représentatif d'une certaine frange politique de la Terre au Coq, le seul animal qui arrive à chanter les deux pieds dans la merde.

  • Arcelor Mittal Liège: Dur comme fer

    Depuis plus de 25 ans, tout le bassin liégeois s'enferre-c'est le cas de le dire-dans une spirale de fermetures les unes après les autres. En réalité, tout le monde de la sidérurgie wallonne agonise depuis trente ans. Les soubresauts nerveux de Clabecq n'ont été qu'un épisode saillant dans la courbe descendante que subit l'industrie des métaux en Wallonie.

    Alors que la Région Wallonne atermoie, que les syndicats pratiquent le terrorisme émotionnel depuis des années, Mittal regarde simplement ses comptes et fait ses calculs. 1300 travailleurs directs, plus les sous-traitants au bord  du précipice. Et quoi? Depuis plus de 25 ans, tous les paramètres sont dans le rouge, crise après crise. Et personne n'a rien vu venir? Depuis plus de trente ans, et encore plus depuis la reprise de l'industrie par l'Indien, personne n'a prévu de plan de rechange?

    Soyons clair : quels sont les intérêts des uns et des autres à défendre un outil condamné? Penchons-nous sur les différents cas:

    -Les syndicats : mafia au sein d'une mafia plus grande, l'étendard rouge tendu bien en avant,ils défendent des acquis et avantages absurdement énormes acquis durant l'âge d'or,et ce au mépris de la conjoncture actuelle. Pourquoi? Par souci du bien-être des travailleurs? Non pas. Simplement par calcul politique. La FGTB-mais pas que- sait très bien qu'il est préférable de continuer à bercer les travailleurs d'illusions, leur promettre qu'ils seront tous sauvés, au lieu de leur annoncer au plus tôt la vérité crue. A savoir que la sidérurgie à terme était condamnée dès 1990 en Wallonnie. Et surtout préparer le changement, les reconversions quand c'était possible. Ce qui aurait immanquablement laissé une part des travailleurs trop âgés, trop coincés dans leur conservatisme d'avantages "injustes" au vu de l'évolution de l'activité économique wallonne sur le carreau. Et donc, autant de voix en moins lors des élections sociales. Et cela, la Cosa Nostra, à la tête des syndicats ne le veut à aucun prix.

    -Le monde politique wallon: pendant des années, la Wallonnie a injecté littéralement à fonds perdu, dans un outil qui n'était pas assez renouvelé, voire même dans certains pans de l'industrie qui étaient déjà obsolètes dans les années 80. Soyons réalistes: la décision de Mittal était prévisible. Comment conserver la phase à froid sans la phase à chaud? Eh quoi? Au sein du monde politique, personne n'a senti venir le piège? Cela est inquiétant, pour deux raisons :

                    -soit nos politiciens sont de joyeux naïfs, voire des imbéciles heureux. Dans le monde politique plus encore qu'ailleurs, il n'y a aucun mot pour les concepts de parole donnée et de loyauté. Et nos dirigeants espéraient que dans le monde des affaires, le vocabulaire serait différent?

                   -soit, et c'est peut-être le plus effrayant, tout ceci fait partie d'un vaste plan de poudre aux yeux, où les dirigeants wallons se refilent la patate chaude de main en main depuis plus de trente ans, en organisant une foire aux illusions à l'emploi dans laquelle les travailleurs sont les dindons de la farce. En effet, les millions d'euros investis en pure perte n'auraient-ils pas pu être utilisés de façon bien plus efficace dans une politique de reconversion à long terme? Mais de nouveau, cela aurait voulu dire laisser un pan des travaillers sur le carreau. Et donc autant de voix en...tiens, j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça.

    Ce ne sont pas les projets absurdes de Rudy Demotte d'essayer de créer une alliance avec la France pour défendre la sidérurgie européenne qui changeront la donne. S'allier? Allons donc. Déjà entre Flamands et Wallons, cette entente relève de la douce chimère. Et on voudrait nous faire avaler qu'elle serait possible dans une Europe à la logique purement économique? la bonne blague...bah, de toute façon, Mr DeMotte nous répondra qu'il "ne faut pas s'en fer."

  • le coup de la dépanneuse 2/3

    Suite de l'épisode précédent.

    Nous voilà partis pour la fourrière. Le coup de massue tombe : 232 euros! Ô rage!Ô Fourrière ennemie! Arrivés là, première surprise désagréable: ils ne savent pas où la voiture a été mise. Nous allons, accompagnés du gardien, vérifier les voitures non-accidentées....rien. Nib. nada..Inquiétude grandissante, vous pouvez vous en douter...surtout quand il nous emmène dans le coin des véhicules accidentés. Imaginez notre horreur en voyant l'état des épaves...carcasses décharnées, ferraille tordue, bordures noircies...pour finalement revenir aux voitures "normales". Et là,deuxième surprise et de taille:la voiture n'a quasiment aucun dégât!Un barillet de serrure enlevé -proprement, très étrangement, les vitres baissées -et non fracturées ou brisées, un spoiler plastique endommagé. Mais aucun dégât réellement sérieux. En tout cas, aucun qui ne semble réellement découler d'un accident. Plus étrange encore: les rares destructions semblent plus indiquer...une tentative d'effraction. Curieux, curieux...n'est- ce pas?Surtout pour une voiture soi-disant impliquée dans un accident.

    De plus, troisième surprise désagréable: une farde de cigarettes, pourtant bien cachée derrière des coussins préalablement démontés lorsque mon amie est arrivée à Bruxelles,  a disparu.Barillet démonté, vitres baissées...tiens tiens....accident, hein?

    Sur le retour, nous nous arrêtons au commissariat le plus proche, cette fois la commune B. Nous attendons devant le guichet, où nous sommes extrêmement mal reçus par l'agent d'accueil.Celui-ci, un vieillard avant l'âge, cacochyme et acâriatre, nous tance vertement et sans la moindre once d'empathie. Je constate que la mauvaise réputation de certaines zones de police est justifiée.

    Nous commençons alors tout doucement à perdre patience, d'autant que cette impression de manigance a encore été renforcée par l'expérience de la fourrière. Le ton monte quelque peu, jusqu'à ce qu'un collègue un peu plus diplomate vienne calmer le jeu. Il retrouve la trace du fameux rapport préliminaire dont nous avions déjà entendu parler au commissariat 1 (voir premier épisode). Et là, encore plus dérangeant : il commence à lire à voix haute, et s'arrête au bout de quelques phrases, l'air visiblement gêné....

    Résumons nos hypothèses:

    -la police 1 nous dit que la voiture est impliquée dans un accident. Or,elle était garée bien sagement.Comment aurait-elle donc pu être impliquée?

    -On nous dit ensuite qu'elle a été dépannée par la police. Pourquoi? Elle était garée de façon régulière. Et si elle a été dépannée, comment aurait-elle pu ensuite être impliquée dans un accident?

    -Enfin, pourquoi les dégâts minimes?Pourquoi le rapport de police ne contient rien de tangible? Que nous cache-t-on? On voudrait nous faire une mise en scène pour cacher un vol qu'on ne s'y prendrait pas autrement....mais vol par qui?

    Nous apprenons alors que l'inspecteur responsable de l'intervention sera de retour au commissariat de la zone 1 (clui de départ donc, vous suivez toujours?) le lendemain. Nous décidons d'y aller aux premières heures.Fourbus, aigris par la somme à débourser aussi bien que par le manque total de sympathie de notre deuxième entrevue policière, nous retournons chez moi, en ruminant de sombres pensées. Mon amie, plus optimiste que moi, décide de quand même laisser une chance à l'inspecteur et d'attendre ses explications. Moi, mon idée est faite : un policier véreux a voulu se faire de l'argent de poche , et en a profité pour prendre les cigarettes. pour couvrir le tout, il a maquillé ça en tentative de vol. Et Mademoiselle Violette a tué le docteur Lenoir dans la mansarde avec le chandelier. CQFD.

     

    Suite au prochain numéro.