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Belgique - Page 29

  • 21 juillet : Drache Nationale


    Plutôt que d'aller piétiner au passage d'un cortège que je n'aurais vu que de loin, et d'agiter stupidement un drapeau belge en me prétendant patriote, j'ai décidé d'aller assiter pour la troisième fois au festival gratuit Drache Nationale. Petit festival sans prétention, des groupes établis et solides, un accueil chaleureux, un temps caniculaire...toutes les conditions étaient réunies pour une bonne soirée.

    Les Nightbirds foulent la petite scène avec trois quarts d'heure de retard. Si les papys font toujours aussi surréalistes (le chanteur avec sa dégaine à la Hughes Aufray -qui chanterait juste- fait presque figure de poney fringant comparé à l'organiste et son look de pépé sorti en goguette après une matinée à l'hospice), sur scène ça assure sévère. Le guitariste, clone de Clapton au physique, a comme son modèle un toucher d'un blues au feeling impeccable, notamment sur les solos groovys des morceaux du groupe, dont les covers se frottent au répertoire du rock des années 60 : Hendrickx, Cream, Grand Funk Railroad, Credence...le batteur en fait des tonnes, et nous lance un solo ahurissant en se cognant plusieurs fois la baguette sur la tête  (un gimmick qu'il rejouera souvent). Si le public reste assis à siroter, le plaisir est non feint et les spectateurs ressortent la banane aux lèvres.

    Asphalte, ou la revanche des briscards. On a beau avoir déjà vingt fois leur version survitaminée -et pas exempte de petits pains-de "jesus he Knows me"' ou "Jump", ça le fait toujours aussi grave...pour l'occasion, Asphalte a ramené son ancien guitariste, Frédéric, et une vieille connaissance pour une partie acoustique, Françoise de Risseleer. La frêle violonniste s'éclate sur "Dust in the Wind" au solo merveilleux de mélancolie, ou une version réarrangée de "Stairway to heaven", mais aussi sur des boogies endiablés où son groove fait merveille.

    Après un medley Pink Floyd des familles, un "Whole Lotta Rosie" terrassant, le final dantesque voit deux rock furieux magnifiés par la prestation de Françoise achever ce set alors que la nuit est tombée, mais pas la température.Je décide de faire l'impasse sur le dernier set (annoncé comme pourtant très bon, mais le rockabilly ne fait pas partie de mes préférences) et de regagner mes pénates.

    Nuque douloureuse, t-shirt collé par la sueur...une bonne soirée? Assurément.

     

     

  • Appel à témoignage : Environnement et Environ, on ment aussi


    Suite à mon précédent blog, j'appelle  mes rares lecteurs à déposer ici le relatoire d'aberrations en matière d'environnement dont ils auraient connaissance.

    Toute dénonciation sur des responsable de décharges sauvages, de manquements graves à la santé publique tolérés, si ce n'est encouragés par les autorités, est évidemment bienvenue. Les noms des coupables sont un plus et vous feront gagner des points dans le grand concours "Qui refuse d'être un pigeon" de ce mois.

  • Que d'eau, que d'eau!


    Ce matin, entendu lors d'un reportage de la chaîne radio  Râle Très fort Belge ou Ferme-la, le fait suivant : le lotissement situé juste en face de Tours et taxis, comprenant entre autres la tour la plus haute de Bruxelles ainsi que 8 autres buildings, aurait vu son permis d'urbanisme accordé  alors qu'il n'y a aucun système de retraitement des eaux usées. Les égouts se déversent directement dans la Seine. Et ce malgré les affirmations de la ministre de l'environnement qui, je cite, signale sur son site (rime riche!) que "toutes les eaux usées bruxelloises sont traitées en station". En vertu de la loi européenne de 1991, toutes les agglomérations sont censées retraiter leurs eaux usées via des stations d'épurations. Par le passé, la Commission Européenne avait déjà infligé de lourdes amendes à l'Etat Belge pour non-respect de cette loi, on aurait pu penser que nos chers élus auraient retenu la leçon. Mais si les politiques avaient de la mémoire autre que pour leur portefeuille, ça se saurait...