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Autres - Page 7

  • coup de coeur Musique 1

    En effectuant de menus travaux de nettoyage, j'ai remis la main sur un des trésors cachés de ma cdthèque . Enfin, pour être plus précis, de la partie la plus bruitiste de celle-ci. Un album d'une rare perfection avait en effet quasiment disparu de ma mémoire, coincé quelque part près d'un Entombed des familles (Wolverine Blues) et le live d'Emperor. Avouez qu'avec de telles références juste à ses côtés, il y a de quoi se sentir tout petit. Et pourtant....

    L'album Crimson, du fabuleux groupe de Dan Swäno Edge of Sanity est une perle. Jamais le metal suédois n'avait jusque là atteint un tel équilibre entre lourdeur et envolées lyriques, entre simplicité apparente des riffs et intelligence de composition. L'alternance de passages au groove entêtant et les ponts progressifs, parfois à la limite du rock psyché des premières heures-on n'est pas loin de Pink Floyd par moments, ce grain particulièrement graisseux des guitares qui n'enlève rien à leur tranchant mélodique,et par-dessus tout, cette voix époustouflante capable de gronder dans les graves aussi bien que poser un chant clair d'une limpidité ahurissante comme seul un Michael Akerfeldt pouvait le faire.

    Le pari audacieux de n'en faire qu'une seule piste renforce encore la nécessité de s'immerger dans l'oeuvre toute entière. Edge of Sanity n'a jamais pris ses fans pour des brutes épaisses. Au contraire, il a prouvé depuis ses débuts que le metal pouvait combiner puissance et finesse sans se dénaturer. Cet album marquera une étape cruciale dans son évolution, et les albums suivants, tout du moins jusqu'à Infernal, prouveront que le génie peut parfois surgir des profondeurs les plus obscures.

  • La pilule est dure à avaler

    Cet après-midi, j'ai été rendre une visite de courtoisie à mon apothicaire, histoire de régler les travaux impromptus dans ma cuisine interne (voir précédent article). Il m'a fourni deux médicaments, pour un traitement de choc. Et ce qui a suivi m'a laissé l'étrange impression que certains pans de notre politique mériteraient bien la même cure de cheval.

    Juste avant  moi, un  client achetait des médicaments. En suivant un peu l'échange entre mon pharmacien et ce client, j'ai réalisé assez rapidement que ce dernier ne comprenait pas un traître-mot de ce que le pharmacien lui disait.

    Il est peut-être utile de préciser que ce client était originaire d'un de ces peuples venant d'un pays "du soleil', pour reprendre une expression chère à ces apôtres d'un multiculturalisme forcé.

    Multiculturalisme qui signifie en réalité une forme d'anti-intégration , où par une logique inconcevable, ce serait le pays d'accueil qui se devrait d'adopter langue, us et coutumes des immigrants, alors qu'en toute logique ce devrait être l'inverse.

    Bref, ce client n'avait qu'une connaissance rudimentaire du français. Et je doute qu'il aie eu de meilleures aptitudes en quelque autre idiome que ce soit, si ce n'est son sabir local parlé au bled.

    Je me suis alors fait la réflexion qu'au fond, ce pauvre homme, qui avait l'air malgré tout aimable au demeurant, était en réalité aussi victime de la situation que mon pharmacien, que je voyais peu à peu perdre patience à force de répéter jusqu'à quatre fois la même information, chaque fois en simplifiant de plus en plus son language. Pour tout dire, sa dernière phrase ressemblait à la langue de Télétubbies.

    Oui, victime.   Si cet homme, installé visiblement depuis des années en Belgique (j'en ai eu confirmation après discuté avec mon pharmacien) était encore incapable de s'exprimer et de comprendre une de nos langues nationales, ce n'était pas entièrement sa faute. Mais celle d'un gouvernement qui a rendu cela possible. Après tout, pourquoi ferait-il l'effort de prendre des cours de langue nationale, puisque de plus en plus de documents officiels sont traduits en arabe ou en turc?Alors que lors du procès de Marc Dutroux, le père d'une des victimes n'a pas eu droit à un interprète en néerlandais?Cherchez l'erreur....

  • Le coup de la dépanneuse (1/3)

    Une récente mésaventure survenue à une amie très proche m'a permis de constater plusieurs choses :

    1) à quel point, parfois, parier sur la malhonnêteté d'autrui peut s'avérer erroné. Mais-Dieu Merci!-cela reste une notable exception. On peut encore, sans risquer de beaucoup se tromper, se préparer au pire avec l'être humain; au niveau des probabilités d'occurence, la moyenne reste très élevée.

    2)La mauvaise réputation de certaines zones de police de notre bonne ville, principalement en ce qui concerne la politesse des agents d'accueil, est encore en-dessous de la vérité.

    3) Avoir une chance exceptionnelle peut avoir des effets inattendus

    4) Notre bon pays a une conception de l'efficacité, essentiellement en matière de logistique, assez originale pour des gens venant de pays étrangers.

    Une amie très chère est venue passer quelques jours chez moi, à l'occasion des fêtes de fin d'année. J'habite un quartier résidentiel en bordure de la ville, où la criminalité est proportionnellement la plus faible de toute la commune. Il y a peu de gens ici qui n'ont pas les mêmes concepts de civilisation que nous -suivez mon regard-ceci explique sans doute cela.

    Elle avait laissé son véhicule, avec les plaques mentionnant donc visiblement l'origine du pays -européen, faut-il le préciser?-et en état neuf, rangé "en épi", la partie avant étant donc libre d'accès.

    Nous avions prévus de faire beaucoup de visites pédestres, nous avons de fait laissé le véhicule à sa place originelle pendant plusieurs jours. C'est à dire, à environ 30 m de la fenêtre de mon appartement, bien visible pour peu que nous ayions eu à nous en soucier.

    La surprise désagréable est apparue au matin du quatrième jour : sa voiture avait disparu.Pendant qu'elle envisageait le vol, je me suis rappelé d'une mésaventure personnelle, et je lui ai signalé "c'est un enlèvement arbitraire". Hé oui, souvenez-vous : il y a quelques années, l'auguste quotidien qui hoste ce blog signalait déjà le scandale : certains dépanneurs étaient en accointance avec des inspecteurs de la police soucieux du bien-être de leur portefeuille. Les inspecteurs passaient dans des rues peu fréquentées, repéraient des voitures si possible avec plaques étrangères, et appelaient une compagnie de dépannage. Celle-ci enlevait le véhicule, le gardait en fourrière pendant quelques jours, et remettaient partie de la prime perçue à la restitution à leur indicateur zélé. Allez prouver après que la voiture était garée légalement... surtout dans un pays étranger.

    Forts de cette idée, nous sommes allés au commissariat 1, dans la commune X (le plus proche géographiquement). Là, je dois admettre que l'agente d'accueil nous a bien reçus, ce qui n'était pas évident vu notre état d'angoisse.Par contre, il lui a été impossible de nous fournir une explication cohérente sur les causes de l'enlèvement. Pire, elle nous annonce dans des notes visiblement préliminaires, que la voiture semble avoir été impliquée dans un accident. Je vous entends d'ici 'mais...comment peut-elle avoir créé un accident si elle était à l'arrêt?"Mystère...qui s'épaissit de minute en minute : un officier vientnous "suggérer" d'écrire dans la déclaration que le véhicule nous a été rendu....alors que nous n'avions pas encore été à la fourrière!

    Je refuse poliment et lui signale qu'il n'a pas à orienter notre vision de choses. Je suggère à mon amie de marquer les faits comme elles les a vus.L'officier s'en va en maugréant.

    Tout ceci ne nous rassure guère...on voudrait nous cacher une intervention malhonnête de la part d'un policier qu'on n'agirait pas autrement.

    Suite au prochain épisode