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Autres - Page 3

  • Contempler le visage de Dieu

    Dernièrement, les éditions Grasset ont publié un ouvrage au nom provoquant. Ouvrage de vulgarisation scientifique qui se lit comme un roman - et voulu comme tel par ses auteurs, les jumeaux Bogdanoff qui en leur temps s'étaient fait remarquer en présentant l'émission de vulgarisation "Temps X". Le livre "Le visage de Dieu" propose une lecture quelque peu orientée des dernières avancée's en astronomie, et notamment la fameuse photo du projet Cobe. Pour rappel, le téléscope-satellite a pu identifier et reconstituder l'image d'une lumière émise quelques 300.000 ans après le Big bang.Soit l'image de l'univers la plus ancienne jamais répertoriée. Un scientifique -Georges Smoot ou pas, difficile de savoir- aurait prononcé une phrase passée à la postérité :"c'est comme contempler le visage de Dieu!".

    Depuis l'émission sur France 3, les deux frangins ont déposé une thèse controversée en astrophysique et en physique théorique. Si certains scientifiques pointus notent des erreurs ou des raccourcis dans leur travail scientifique, il n'en reste pas moins que les mortels s'intéressant un tant soit peu aux fondements mêmes de notre réel, leurs livres sont une excellent porte d'entrée à la physique quantique. Libre à eux par la suite d'aborder des oeuvres plus pointues, comme les livres de Stephen Hawking par exemple.

    Et d'adhérer ou non à la vision cosomogonique telle que proposée par les Bogdanoff. Après tout, croire est un choix personnel, et si la vérité devient imposée, n'en perd-t-elle pas son essence quantique, à savoir qu'il existe autant de réalités observées-et par là observables- qu'il y a d'observateurs?

  • Commentaire (né sous) X

    Il y a un fantôme sur ma page. Si, si. Une dame, probablement décédée. Enfin, dans ma mémoire du moins. J'ai vu apparaitre il y a peu un commentaire charmant sur un de mes textes. Je me suis permis de l'enlever, non par prudence, mais tout simplement parce que j'estimais que la teneur n'était pas en adéquation avec le post sous lequel il était attaché.

    Le souci, c'est que l'auteur n'a pas daigné mentionner son nom, indiquant juste qu'il s'agissait d'une inconnue. Jusqu'à preuve manifeste de son existence physique, je la considère donc comme un fantôme probablement délicieux issu visiblement de mon passé récent. Esprit, es-tu là?

     

  • Moi j'enmairde l'ortograf'!

    Je suis un utilisateur assidû des salons de chat (et non tchat, c'est un terme anglais). J'y passe en moyenne une heure par jour. Et c'est avec un effroi certain que je constate que la qualité d'écriture générale baisse à une vitesse vertigineuse. Pour dire, je suis obligé de lire certains des messages à voix haute pour en comprendre le sens.

    Certains arguent que c'est dû au langage SMS, que l'abréviation devient la norme. Mais je constate souvent des ajouts ou des erreurs qui ne raccourcissent aucunement, et qui n'en rendent pas le mot concerné plus compréhensible pour autant.

    Quand on écrit "je s'est" à la place de "je sais",quand on place un "t" à la place d'un "d" ou un "s" à la fin d'un mot, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un effet SMS. Même si l'on ne peut nier que l'usage fréquent de ce type de message n'a certes pas dû aider les locuteurs à garder un niveau élevé.

    Les raisons sont multiples : manque de lecture des jeunes-mais pas que, manque de suivi dans l'enseignement...quand on pense que certains avaient voulu supprimer les cours d'orthographe en primaire et secondaire, il y a de quoi se poser des questions.

    Au-delà de cette perte progressive d'une maîtrise de la langue, je note aussi et de plus en plus un raccourcissement et une simplification des idées. Cette réflexion rejoint celle que m'avait suggérée ma fidèle lectrice, et explique en partie pourquoi la masse populaire devient de moins en moins apte à s'exprimer de façon réfléchie. Toute la communication actuelle semble ne se dérouler que dans l'instant, sans aucun recul, et dans un nivellement par le bas sinon voulu, au moins bien aidé par les médias. L'exemple le plus frappant est Twitter, qui a récemment montré à quel point son usage pouvait se révéler à double tranchant. Et de toute façon, comment espérer que l'on puisse développer un sujet correctement sur des messages de deux phrases?

    Je joue mon Don Quichotte, sans doute. Et Cervantés doit bien rire de mes combats un peu désespérés. Mais tant que je ne me serai pas fait désarçonner par des moulins à vent, je chevaucherai la Rossinante de mes espoirs que la langue française, cette langue que j'aime, que je respecte parce qu'elle me permet de m'exprimer et de pouvoir signaler ce qui me et vous touche, que cette langue donc se relève de cette fange où la mettent les SMS-ophiles et autres illettrés néo-technologiques.