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Up the Irons : Graspop 2017 /Jeudi

Si l'édition des 20 ans avait laissé un goût amer à certains, celle de 2017 me laissera personnellement une nettement plus agréable impression.
Tout d'abord parce que, une fois n'est pas coutume, j'avais laissé un bagage qui fait habituellement partie des effets que j'emmène chaque année lors de mon expédition en terres métalliques : LE STRESS!!

Eh oui, cette année, j'ai décidé d'arriver à mon aise, de me lever naturellement, de prendre le temps de tout préparer calmement...et bien m'en a pris!
Fini, la cohue du matin, fini les bousculades pour installer sa tente alors que tout le monde vous marche dessus, fini les heures d'attentes sous un soleil meurtrier...
Parti pour 11.30, arrivé à 13.30. Déjeuner sous les arbres qui bordent le parking et qui apportent une ombre plus que bienvenue : le soleil est déjà en mode four thermique et ne s'en départira que la durant la journée de vendredi.

Coup de chance : on installe la tente en 2 temps trois mouvements (merci à mon amie métallique d'avoir pensé à acheter un modèle gonflable) et surtout à quelques dizaines de mètres de toilettes et à 6 mins de l'entrée du festival.
Encore un aller retour avec les vivres et les sacs de couchage, un peu de repos, le repas du soir, et en route pour les premiers concerts.
Pour cause de logistique, je loupe King Hiss, Wolves Scream et Hexamera. La Jupiler Stage ne m'attire pas du tout : entre hardcore et musique pour punks à chiens, la programmation de ladite scène ne m'a jamais intéressé, et il en sera de même pour chaque édition.

Les choses sérieuses démarrent avec Slayersemble. Le chanteur est appliqué, c'est une évidence, même si sa voix s'éloigne très fort de Tom Araya et lorgne plutôt du côté d'un Tom Angelripper de Sodom.
On fait le yoyo entre le Marquee et le Dôme pour voir Thurisaz, qui ne me convainc qu'à moitié : riffs prévisibles, alternance  chant clair/death pas toujours bienvenue...peut mieux faire.

Sur le papier, Brides of Lucifer a tout pour faire le buzz : des covers de grands classiques metal avec de grosses guitares et entre 15 et 20 chanteuses en mode lyrique.
Oui mais voilà...ça, c'est sur le papier. Dans la pratique, le groupe alterne des réussites (une version surprenante du "O Satan O Father O Sun" des polonais de Behemoth ou le "Painkiller" de qui-on-sait) avec le franchement raté ("Walk" et "South of Heaven", entre autres) mais surtout, on sent bien la patte du compositeur de Scala, qui avait déjà défiguré des classiques pop avec ses arrangements simplistes et les tonnes de sucre qu'il appose sur des titres rugueux au départ. Et pour cause : les 20 chanteuses sont le choeur de Scala au grand complet.
A voir une fois, mais au grand jamais je n'irais acheter l'album.

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