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Si vous pouviez vous asseoir sur un banc et parler à quelqu'un du passé pendant une heure, à côté de qui iriez-vous?

Moi, je voudrais pouvoir m'asseoir avec mon moi d'il y a vingt ans, et lui donner un aperçu du futur pour corriger certaines choses.
Lui dire de ne pas se torturer, d'avoir le coeur moins rempli de colère, de moins se préoccuper de l'avis des autres.
Lui dire que la vision que l'on a à vingt ans est étroite, que les jugements sur sa vie et celle des autres n'ont aucune valeur, parce qu'on n'a pas vécu réellement. On a à peine fini de commencer.
Lui dire que les cris de solitude sont les plus tristes, mais aussi les plus beaux, et que si les choix différents sont une croix, ils peuvent être source de fierté.Que cette fierté n'a pas à s'imposer par la force aux autres, mais qu'elle doit être vécue pour soi.
Lui dire enfin que la roue tourne, que le temps lave aussi bien les malheurs que les instants heureux, et qu'à la fin, il ne reste que du sable dans nos mains, qui s'écoule, peu à peu.

Commentaires

  • Joli texte
    Il me fait penser un autre texte auquel je pense de temps en temps

    Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
    J'parlais bien fort pour être un homme
    J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

    C'était l'début, c'était l'printemps
    Mais quand j'ai eu mes 18 ans
    J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS

    Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
    J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas
    Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

    Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
    Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !

    Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
    Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
    C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

    "Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
    j'peux pas mieux dire, il fait très beau !

    C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,
    Moi qui suis à l'automne de ma vie
    On oublie tant de soirs de tristesse
    Mais jamais un matin de tendresse !

    Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS
    Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais

    Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge
    Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?

    Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

    La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
    On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
    C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !

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