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25/06/2015

Les "reéelophobes"

Depuis peu, j'ai développé une aversion pour les sites dits "sociaux". Sociaux? La bonne blague. La plupart du temps, les utilisateurs passent plus de temps à consulter les publications débordantes de médiocrité , à "liker" tel ou tel commentaire insipide, telle ou telle publication sans aucun intérêt sur la vie privée d'une personne sans aucun intérêt non plus. Facebook représente à mes yeux le point culminant de la génération RealTV, qui établit son échelle de valeurs en fonction du nombre de vues d'une page personnelle, en se foutant complètement de la qualité intrinsèque de la personne que de toute façon, ils ne rencontreront probablement jamais dans le monde réel.

Le second effet pervers de Facebook (entre autres) est d'avoir engendré une classe de spécimens curieux, qui ne vivent qu'à travers leur écran. Des gens que l'on pourrait qualifier de sociopathes, au sens où ils refusent systématiquement le contact tangible, prétextant les excuses les plus invraisemblables pour ne pas se confronter à la réalité : réalité de la vie, des gens, du vrai contact face à face. Ces gens fuient la réalité, se réfugient dans un univers aseptisé, où leurs contacts se résument à un échange via écran interposé. Ils vivent dans des tours d'ivoire mentales qu'ils se sont eux-mêmes construites, perchés au sommet d'une montagne d'illusions ineptes. Leur peur de la réalité les a transformés en être incapables de s'adapter au vrai monde, incapables d'encaisser les coups que donne la vraie vie, incapables d'aimer ou de laisser des personnes en chair et en os. Ils vivent leurs émotions au travers du filtre protecteur de leur clavier.

Je les appelle les "réelophobes". Je n'ai aucune pitié pour ceux qui sont trop faibles pour regarder la vie en face. Le monde appartient à ceux qui ont su apprendre à encaisser, ceux qui se lèvent chaque matin en regardant au-dehors et se disent en observant leurs contemporains "A nous, mes gaillards". Les faibles n'ont pas leur place dans mon monde, et je ne veux aucunement du leur.

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