Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • La citation du jour


    Tirée du Chat, de Geluck, cette phrase splendide :

    "Un hôtel pour riche a maximum 5 étoiles. Celui pour les pauvres en a infiniment plus".

  • Dredd

    Ah, Judge Dredd...icône d'une justice qu'on voudrait bien, de façon coupable, voir parfois appliquée de nos jours. Implacable, impitoyable, incorruptible. Dredd n'applique pas la Loi, Dredd EST la Loi. Du format ban de dessinnée, Hollywood avait tiré une bouse sympathique jouée alors par un Stallone en glissade douce vers la fin de carrière.

    Gentillet, naïf et pour tout dire franchement ras des pâquerettes, le film n'a pas laissé un souvenir impérissable. Il en va tout autrement de celui-ci. Malheureusement passé inaperçu lors de sa sortie, Dredd deuxième version est d'un calibre supérieur: extrêmement violent par moment, d'une noirceur morale qui n'a rien à envier à sa version papier, et surtout filmé avec une technologie ahurissante : certaines caméras filment à 4000 images/seconde!! De quoi utiliser des ralentis qui outre leur beauté graphique, ont tout leur sens dans le scénario puisqu'ils retranscrivent les effets du Slo-Mo, sorte d'euphorisant qui donne au cerveau l'impression que tout se passe 100x plus lentement.

    Un Dredd épatant, interprété par le monolithique Karl Urban -souvenez-vous, Eomer dans le Seigneur des Anneaux, c'est lui!, -à la photographie splendide, avec des filtres saturés qui donnent une ambiance particulièrement poisseuse et glauque. La linéarité simpliste de l'histoire se suit sans temps mort, alternant les passages bourrins avec les relatifs moments d'accalmie lourds de tension. Un huis-clos étouffant, une montée progressive en violence (cette scène de fusillade à la mitrailleuse lourde en plein bloc est tout simplement époustouflante) et des acteurs impliqués (Mama ferait envie à  un Hannibal Lecter) font de ce film une très honnête série B. Bien meilleure que le premier essai en tout cas.