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  • Who wants to live forever?

    Le temps s'écoule, inévitablement. Plus de trois décennies se sont écoulées depuis ma naissance, bientôt quatre. Si sur certains aspects de la vie, j'ai l'impression d'avoir déjà un long chemin  derrière moi, pour d'autres, j'ai la nette impression d'avoir encore une énorme montagne à franchir. A la lumière de certaines réflexions, je me dis avec un peu de tristesse qu'il y a tant à apprendre dans cette vie-ci, et que nous avons si peu de temps. Désiré-je l'immortalité? Non. Survivre aux gens qu'on aime est une malédiction, non un bienfait. Mais pouvoir vivre en relatif bon état quelques années de plus, pour pouvoir enfin se dire au bout du chemin, qu'on a retenu l'essentiel de cette vie, la seule qu'on aie...voilà qui ne m'aurait pas déplu.

    La conscience de notre mortalité, si je reste convaincu qu'elle nous a fait enfanter Dieu et toutes les dérives qui ont suivi, nous fait aussi prendre conscience de l'importance de la vie, et devrait nous pousser à profiter de chaque seconde qui s'écoule, grain de sable immuable qui file dans le grand sablier du temps. Depuis le Big bang et l'instant zéro, l'expansion de l'univers a comme corrollaire la mise en marche d'un compteur universel qui ne revient jamais en arrière.Jusqu'à ce que nous ayons découvert comment dépasser la vitesse de la lumière et ainsi remonter le temps-du moins si les théories d'Einstein sur la relativité de l'espace-temps sont correctes.

    Nous savons que c'est à priori impossible. Toute vitesse -ou plus exactement toute accélération-implique une altération et un accroissement de la masse de l'objet à déplacer. Tout objet s'approchant de la vitesse de la lumière subit une accélération infinie; par conséquent l'énergie nécessaire pour augmenter cette accélération devient également infinie. A moins de réduire artificiellement cette masse globale à zéro, nous ne pourrons jamais dépasser cette vitesse. Une autre possibilité théorique serait l'emploi de champ de stase ou comme les appelle Einstein, de champs quantiques. Mais nous rentrons là dans des explications plus techniques que je réserve à un exposé ultérieur.

    Tout ceci pour dire que la finitude de notre vie, le germe de notre condamnation qui se développe dès notre naissance, devrait nous inciter à nous améliorer sans cesse. A grandir, en tant qu'individus, en tant qu'hommes et femmes, en tant qu'êtres humains, tout simplement.

    Pour pouvoir nous dire, à la fin de la route : "j'ai appris cela, et je l'ai bien transmis"

    Pour accomplir la seule révolution qui compte, la révolution intérieure, celle de l'âme, et de dépasser sa condition de simple mortel et de se rapprocher du divin.

    Pour enfin, avoir profité plus du chemin parcouru que du but à atteindre;

    Pour tout cela, apprenons, vivons, aimons comme si chaque seconde qui s'échappe de nos mains valait toutes les richesses du monde. Vivre en se sentant vivre, vivre en étant vivant plutôt que se laisser enterrer par tout ce qui pollue notre vie, voilà l'ultime vérité, la sagesse derrière toutes les sagesses. Il n'y a pas de vérité absolue sinon celles que la vie nous enseigne, pour peu qu'on l'écoute.

     

     

  • 21 juillet : Drache Nationale


    Plutôt que d'aller piétiner au passage d'un cortège que je n'aurais vu que de loin, et d'agiter stupidement un drapeau belge en me prétendant patriote, j'ai décidé d'aller assiter pour la troisième fois au festival gratuit Drache Nationale. Petit festival sans prétention, des groupes établis et solides, un accueil chaleureux, un temps caniculaire...toutes les conditions étaient réunies pour une bonne soirée.

    Les Nightbirds foulent la petite scène avec trois quarts d'heure de retard. Si les papys font toujours aussi surréalistes (le chanteur avec sa dégaine à la Hughes Aufray -qui chanterait juste- fait presque figure de poney fringant comparé à l'organiste et son look de pépé sorti en goguette après une matinée à l'hospice), sur scène ça assure sévère. Le guitariste, clone de Clapton au physique, a comme son modèle un toucher d'un blues au feeling impeccable, notamment sur les solos groovys des morceaux du groupe, dont les covers se frottent au répertoire du rock des années 60 : Hendrickx, Cream, Grand Funk Railroad, Credence...le batteur en fait des tonnes, et nous lance un solo ahurissant en se cognant plusieurs fois la baguette sur la tête  (un gimmick qu'il rejouera souvent). Si le public reste assis à siroter, le plaisir est non feint et les spectateurs ressortent la banane aux lèvres.

    Asphalte, ou la revanche des briscards. On a beau avoir déjà vingt fois leur version survitaminée -et pas exempte de petits pains-de "jesus he Knows me"' ou "Jump", ça le fait toujours aussi grave...pour l'occasion, Asphalte a ramené son ancien guitariste, Frédéric, et une vieille connaissance pour une partie acoustique, Françoise de Risseleer. La frêle violonniste s'éclate sur "Dust in the Wind" au solo merveilleux de mélancolie, ou une version réarrangée de "Stairway to heaven", mais aussi sur des boogies endiablés où son groove fait merveille.

    Après un medley Pink Floyd des familles, un "Whole Lotta Rosie" terrassant, le final dantesque voit deux rock furieux magnifiés par la prestation de Françoise achever ce set alors que la nuit est tombée, mais pas la température.Je décide de faire l'impasse sur le dernier set (annoncé comme pourtant très bon, mais le rockabilly ne fait pas partie de mes préférences) et de regagner mes pénates.

    Nuque douloureuse, t-shirt collé par la sueur...une bonne soirée? Assurément.

     

     

  • Concert 12-07-2013 :An apple a Day + Epidemian + In Arkadia

    Concert à prix démocratique au Garcia Lorca.

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