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Concert 12-07-2013 :An apple a Day + Epidemian + In Arkadia

Concert à prix démocratique au Garcia Lorca.

Le café Garcia Lorca, l'un des lieux emblématiques de la contre-culture bruxelloise et plaque tournante d'une bonne partie de tout ce que compte Bruxelles en tant qu'anarcho-punks, alter-mondialistes, gauchiste pro-Che et j'en passe. Ah, le Garcia Lorca! Lieux de débats, de convictions situé dans un des no man's land à l'orée du boulevard du Midi,rue des Foulons. Le genre de rue où le simple fait d'être un occidental vous met déjà mal à l'aise. Ici, pour entendre un mot de français, il faut appeler le 101, et encore...si voir des vieillards cacochymes en robe de nuit en pleine journée, babouches douteuses posées sur des pieds à l'hygiène franchement suspecte ne choque personne,  porter un T-Shirt au hasard, d'Iron Maiden vous rend déjà sujet à des réflexions hargneuses. Que c'est bon de vivre à Bruxelles, tout de même! Mais que c'est beau la tolérance! Vive la multiculturalité!

Bref, le 11 juillet, l'organisation 6th Sense production m'avait envoyé un e-mail. Au programme : du deathcore, du death technique et du -je cite - mélodeath moderne. Nous y reviendrons.je me décide surtout en regard du prix. 5 euros, trois groupes!

C'est en retard d'une bonne demi-heure sur l'horaire annoncé que j'arrive au café.Le premier groupe n'a pas terminé son soundcheck;renseignements pris, il semble que ledit groupe est arrivé très en retard. Sans compter que la "tête d'affiche" a vu sa camionette vandalisée et perdu pas loin de 6000 euros : merchandising,matériel, etc...les joies des groupes débutants. A la guerre comme à la guerre, les autres groupes s'échangent le matériel pour pallier aux manques. On peut dire ce qu'on veut, mais au sein de la communauté metal existe un sens de la loyauté et de respect mutuel qui fait défaut à bien d'autres genres. Ici, le travail dur, les plans à l'arrache, les sacrifices pour vivre sa passion, on sait ce que ça veut dire.

Tout rentre à peu près dans l'ordre, et le premier groupe peut démarrer. Quelques clowns s'entraînent à la capoeira (genre oblige) durant un show de 35 mins qui me laisse froid. An apple a day n'est pas ma poire pour la soif, loin s'en faut. Approximatif, pas en place, les musiciens ont un niveau tout juste passable, si l'on excepte le batteur carrément aux fraises. Les compos sont assez mauvaises, d'une absence totale de fluidité, enchaînant mosh parts et plans plus rapides sans réelle continuité. Le chanteur impressionne par contre. N'est pas capable d'alterner hurlements porcins et gruiks bestiaux qui veut. 30 mins bien longues.

Epidemian fait nettement monter le niveau. Technique, brutal mais ne négligeant pas mélodie, le groupe mené par un chanteur possédé est carré. On sent la maîtrise, le bassiste surtout éclabousse de son talent les brûlots envoyés sans temps mort, malgré un son de basse justement un poil trop présent. Ca défile,ça ne lasse pas, et on est pris d'une irrésistible envie d'hedbanguer furieusement au rythme des cvalcades de batteries et des shreddings bluffants de la paire de gratteux. La claque de la soirée, assurément. Dommage que le public, déjà maigre au départ, se raréfie encore après la fin d'Apple a Day. Visiblement, le premier groupe a amené ses petits camarades, et l'effet "je viens jouer, s'iiiil te plaaait, viens me voir, je serai ton ami sur ta page Fesse de Bouc" est patent. Triste, vraiment, de voir cette grosse vingtaine de personnes pour une groupe de cette qualité. Le combo n'en a cure et assure le show comme si sa vie en dépendait. Les membres finissent dailleurs en nage, à commencer à un chanteur exténué mais ravi de l'admiration sincère des fans resté durant leur set. Et une découverte qui a poussé votre serviteur à ajouter une nouvelle pépite à sa collection de CDs.

In Arkadia. Au bout de trois morceaux, je regarde à nouveau le programme : mélodeath???? Où voient-ils le moindre aspect mélodique? Ce n'est "que" du deathcore, certes bien mieux exécuté que le premier groupe (et comme par un effet du hasard, les clowns adeptes de Kung-fu -comprendre des pogoteurs hardcore qui balancent leur pieds poings dans tous les sens-sont de retour) et beaucoup plus carré, mais lassant sur la longueur. Mais surtout, il n'y a pas la moindre envolée épique à se mettre sous la dent. Ca bourrine, ça moshe, certes. Ca défourraille à tout va, quelque part entre un The Black Dahlia Murder et heven Shall Burn. Mais la mélodie, personnellement, je la cherche toujours.Le temps avance, je regarde ma montre : 23.20. Si je veux profiter du dernier bus, je dois me hâter. Je décide de faire l'impasse sur un set qui me laisse une impression mitigée, et décide de rentrer chez moi.

 

Pour les curieux, rendez-vous au café DNA, situé à deux pas de la Bourse, ce jeudi 25 juillet. Epidemian donnera un show qui s'annonce d'ores et déjà bien furieux.

 

 

 

 

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