Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • Faux-Semblants

    J'ai déjà parlé des quelques rares personnes qui m'apportent soutien et appui dans les moments difficiles. une lumière brillante dans un tunnel sombre et boueux, une flamme pure et chaude qui me donne la force me relever à chaque fois que je tombe.

    Parfois, même ce soutien ne suffit pas. Quand je constate autour de moi à quel point ce monde est pourri jusqu'à la moëlle,et que ce sont toujours ceux qui dénoncent l'injustice et la vérité qui se font chasser, j'ai aussi envie de baisser les bras. Le problème, c'est que je ne sais rien faire d'autre.
    Je ne sais pas faire semblant que tout va bien. Je ne sais pas sourire à des gens qui m'écrasent, demander des nouvelles de la famille d'untel dont je me moque complètement, faire semblant d'être proche de quelqu'un envers qui je ressens au mieux une indifférence polie.

    Non, ce monde ne va pas bien. Non, les gens ne sont pas fondamentalement bons.Et non, je ne veux pas me rendre volontairement aveugle et sourd.
    Je hais l'humanité pour ce qu'elle est.Mais quelques individus surnagent. Ce sont des êtres marqués par la vie, qui ont essayé et essayent en permanence de s'améliorer. Ce sont ceux-là seuls que je veux côtoyer. Le reste peut mourir instantanément, la terre ne s'en porterait que mieux.

  • That's real blues, baby

    Un superbe blues écrit par un maître en la matière. Bon Scott, l'un des derniers vrais rebelles de ce monde, a écrit les paroles de cette chanson qui résume à elle seule toute ma vie. Sa voix de vieille pute en chaleur donne toute sa puissance à cet morceau; ça sent la gnôle bon marché, les aisselles de routiers et les chambres miteuses de motels crasseux le long de routes pousséreuses.La guitare d'Angus dégouline de feeling, s'allonge paresseusement sur un blues d'une limpide évidence. Le rock, le vrai, c'est ça. On n'a rien inventé de mieux. Du vrai, de l'authentique. La vie, en somme.

    So long, Scott..see ya on the other side, bro'

     

    Ride On Angus Young / Malcolm Young / Bon Scott

    It's another lonely evenin'
    in another lonely town
    but I ain't to young to worry
    and I ain't to old to cry
    when a woman gets me down

    got another empty bottle
    and another empty bed
    ain't to young to admit it
    and I’m not too old to lie
    I’m just another empty head

    that's why I’m lonely, I’m so lonely
    but I know what I’m gonna do
    I’m gonna ride on, ride on
    standing on the edge of the road
    thumb in the air
    one of these days I’m gonna, change my evil ways
    'til then I’ll just keep
    riding on

    broke another promise
    and I broke another heart
    but I ain't to young to realise
    that I ain't to old to try
    try to get back to the start
    and it's another red-light nightmare
    on another red-light street
    and I ain't too old to hurry
    cause I ain't too old to die
    but I sure am hard to beat

    But I’m lonely, lord I’m lonely
    What I’m gonna do
    (ride on, ride on) Got myself a one-way ticket
    (ride on, ride on) Going the wrong way
    Gonna change my evil ways, one of these days
    One of these days

    Ride on, ride on, ride on, gonna ride on
    I’m gonna ride on
    lookin' for a truck
    keep on ridin'
    ridin' on and on and on and on and on and on and on and on
    (ride on, ride on) gonna have myself a good time
    (ride on, ride on) yeah, yeah ,yeah
    one of these days, one of these days

     

    Dont voici une traduction qui ne rend pas justice à cette pièce d'orfèvrerie :

    C'est un autre soir en solitaire
    C'est une autre ville seule
    Mais je ne suis pas assez jeune pour m'en faire
    Et je ne suis pas assez vieux pour pleurer
    Quand une femme me laisse tomber

    J'ai une autre bouteille vide
    Et un autre lit vide
    Je ne suis pas assez jeune pour l'admettre
    Et je ne suis pas assez vieux pour mentir
    C'est juste une autre tête vide

    C'est pour ça que je suis seul...je suis si seul
    Mais je sais ce que je vais faire
    Je vais aller de l'avant, continuer
    Me tenant sur le côté de la route, pouce en l'air
    Un de ces jours,je vais..changer mes mauvaises manières
    Jusque-là, je vais continuer

    J'ai brisé une autre promesse
    Et j'ai brisé un autre coeur
    Mais je ne suis pas assez jeune pour réaliser
    Que je ne suis pas assez vieux pour essayer
    Essayer de revenir au point de départ

    Et c'est un autre cauchemar aux néons rouges
    Et une autre rue aux lampes rouges
    Et je ne suis pas assez jeune pour me dépêcher
    Parce que je ne suis pas assez vieux pour mourir
    Mais pour sûr, je ne me laisserai pas faire

    Mais je suis seul, Dieu que je suis seul
    Que vais-je faire?
    (Je vais continuer) je me suis pris un aller simple
    (Je vais continuer) Pour aller dans la mauvaise direction
    je changerai mes mauvaises manières, un de ces jours
    Un de ces jours
    Continuer, continuer, continuer,je vais continuer
    Je vais continuer
    je cherche un camion
    Continuer à aller de l'avant
    [...]Continue encore et encore
    (continue) je vais me prendre du bon temps
    (continue) oh oui
    un de ces jours, un de ces jours....

     

  • Etre fonctionnaire, c'est avant tout un état d'esprit

    Je suis subjugué par la capacité qu'on certains organismes sociétaux à ne produire aucune activité réellement constructive, et à transformer le temps en une denrée moins chère que les résidus de fosses septiques...et encore. La merde a toutjours une utilité : engrais, boues actives, etc.... Mais ces organsimes donc, semblent avoir du temps à profusion, et en générer à la demande...surtout du temps inutile. Ce temps dont la rentabilité est inversément proportionnelle à sa quantité, passé en réunions absurdes, et commissions sans objet, en palabres dont l'inutilité n'a d'égal que les sobriquets pompeux dont on les affuble.

    Pendant ce temps, les problèmes consommateurs de temps utile perdurent. Bien souvent, les solutions sont peu voire pas du tout coûteuses, et ne demandent qu'une implication plus accentuée de tous les tenants et aboutissants de la situation ayant généré le problème. Elles demandent aussi un certain bon sens, et le dépassement d'intérêts personnels au profit d'une vue plus large, embrassant la majorité des acteurs. Elles demandent en somme de penser en êtres collectifs et fonctionnant comme tels, pièces dont l'importance n'a lieu d'être que quand elle sert l'organisme dans son ensemble.

    Malheureusement, il existe une catégorie de gens refusant obstinément cette évolution nécessaire.Je les appelle les "parcellaires".On peut les appeler sales cons, ça va plus vite.Et c'est plus parlant.

    C'est là où le bât blesse. Quand la parcelle individuelle se met à penser erronnément que sa position est plus importante que la communauté. Que son petit pouvoir -tout relatif-lui sert avant tout à faire passer sa personne souvent insignifiante avant l'intérêt global. Mais ceci, n'est-ce pas, existe depuis que le monde est monde. Cela est, a toujours été, et sera toujours. L'être humain est ainsi fait, et toutes les utopies visant à changer cet état de choses ont lamentablement échoué. Le socialisme à l'européenne pourrait en témoigner ces derniers temps...si ses plus ardents défenseurs n'étaient pas eux-mêmes les pires représentants des "parcellaires" dont j'ai parlé plus tôt.Ai-je dit "sales cons"? Oupsss.....

    Au-delà des conséquences directes de ce "temps inutile" et des heures/semaines/mois (cochez le bon)passés à le dépenser plus facilement que le gouvernement ne le fait avec vos deniers, je m'étonne aussi -je sais, je suis naïf- de voir que le salaire des gens y participant est lié de façon directe à la gestion de ce temps sans objet.Plus ils en dépensent, plus il gagnent d'argent! On nous dit esclaves du temps. Certains fonctionnaires l'ont domestiqué au dernier degré, en faisant un serviteur loyal et extensible à merci. Pourtant, quand on leur demande une réponse ou un service, cet allié leur fait souvent défaut.  Il faut croire que le temps est un peu comme les billets de 50 euros : tout le monde aime bien en avoir, mais ils disparaissent sitôt mis dans votre poche.