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Le Grand Blanc

Ces derniers temps-en fait depuis 1 an - j'ai de plus en plus de mal à me remettre dans ma deuxième peau, celle de l'écrivain. Oh, pas que je me sente exceptionnellement doué, ni d'une valeur émérite. Je sais que j'ai mon style. Certains le jugent ampoulé, d'autres n'y comprennent rien. La plupart en fait. Mais je m'éloigne. Si je n'écris plus rien, ce n'est pas réellement que la page blanche m'effraie. Ca n'a jamais été le cas.

J'ai de la chance. Une fois que mes doigts touchent le clavier, les idées s'enchaînent d'elles-mêmes. Le tout est encore de m'y mettre. La meilleure preuve est probablement "La ballade du Marie-Jeanne" ou "Oceania" qui ont été écrites en très peu de temps et quasiment sans retouches. Une fois que l'histoire est lancée, j'aime à croire qu'elle s'écrit partiellement d'elle-même. Du moins pour les nouvelles. En ce  qui concerne mes écrits plus "prosaïques" à savoir réfléxions et autres essais plus ou moins philosophiques, je me suis rendu compte qu'une deuxième lecture était souvent salutaire. Les nouvelles et courtes histoires par contre, ont une vie propre et elles cherchent à se finir comme elles l'entendent. Même si souvent, la fin est là, quelque part, au fonds de mon subconscient, il m'arrive-m'arrivait- d'être parfois surpris de la façon dont elle se présentait une fois l'histoire achevée.

Non, si je n'ai plus rien écrit depuis tout ce temps, c'est que j'ai le sentiment d'avoir tout dit. Que ce que j'avais de plus vrai à l'intérieur a été couché sur papier, que tout était écrit, qu'il n'y avait plus rien à ajouter. Il est triste de penser que certains des textes que je considère comme les meilleurs, à savoir les réfléxions poétiques ou les critiques acerbes que j'avais publiées sous un autre compte sont à jamais perdues. je me demande si cette force créatrice reviendra, s'il m'est possible dans ce temps-ci, de me retrouver dans le même état d'esprit que dans ce temps-là. Il y a un concours en ce moment à la maison de la Francité. il est temps pour moi de vérifier si le feu couve toujours sous la cendre...

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