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le coup de la dépanneuse 2/3

Suite de l'épisode précédent.

Nous voilà partis pour la fourrière. Le coup de massue tombe : 232 euros! Ô rage!Ô Fourrière ennemie! Arrivés là, première surprise désagréable: ils ne savent pas où la voiture a été mise. Nous allons, accompagnés du gardien, vérifier les voitures non-accidentées....rien. Nib. nada..Inquiétude grandissante, vous pouvez vous en douter...surtout quand il nous emmène dans le coin des véhicules accidentés. Imaginez notre horreur en voyant l'état des épaves...carcasses décharnées, ferraille tordue, bordures noircies...pour finalement revenir aux voitures "normales". Et là,deuxième surprise et de taille:la voiture n'a quasiment aucun dégât!Un barillet de serrure enlevé -proprement, très étrangement, les vitres baissées -et non fracturées ou brisées, un spoiler plastique endommagé. Mais aucun dégât réellement sérieux. En tout cas, aucun qui ne semble réellement découler d'un accident. Plus étrange encore: les rares destructions semblent plus indiquer...une tentative d'effraction. Curieux, curieux...n'est- ce pas?Surtout pour une voiture soi-disant impliquée dans un accident.

De plus, troisième surprise désagréable: une farde de cigarettes, pourtant bien cachée derrière des coussins préalablement démontés lorsque mon amie est arrivée à Bruxelles,  a disparu.Barillet démonté, vitres baissées...tiens tiens....accident, hein?

Sur le retour, nous nous arrêtons au commissariat le plus proche, cette fois la commune B. Nous attendons devant le guichet, où nous sommes extrêmement mal reçus par l'agent d'accueil.Celui-ci, un vieillard avant l'âge, cacochyme et acâriatre, nous tance vertement et sans la moindre once d'empathie. Je constate que la mauvaise réputation de certaines zones de police est justifiée.

Nous commençons alors tout doucement à perdre patience, d'autant que cette impression de manigance a encore été renforcée par l'expérience de la fourrière. Le ton monte quelque peu, jusqu'à ce qu'un collègue un peu plus diplomate vienne calmer le jeu. Il retrouve la trace du fameux rapport préliminaire dont nous avions déjà entendu parler au commissariat 1 (voir premier épisode). Et là, encore plus dérangeant : il commence à lire à voix haute, et s'arrête au bout de quelques phrases, l'air visiblement gêné....

Résumons nos hypothèses:

-la police 1 nous dit que la voiture est impliquée dans un accident. Or,elle était garée bien sagement.Comment aurait-elle donc pu être impliquée?

-On nous dit ensuite qu'elle a été dépannée par la police. Pourquoi? Elle était garée de façon régulière. Et si elle a été dépannée, comment aurait-elle pu ensuite être impliquée dans un accident?

-Enfin, pourquoi les dégâts minimes?Pourquoi le rapport de police ne contient rien de tangible? Que nous cache-t-on? On voudrait nous faire une mise en scène pour cacher un vol qu'on ne s'y prendrait pas autrement....mais vol par qui?

Nous apprenons alors que l'inspecteur responsable de l'intervention sera de retour au commissariat de la zone 1 (clui de départ donc, vous suivez toujours?) le lendemain. Nous décidons d'y aller aux premières heures.Fourbus, aigris par la somme à débourser aussi bien que par le manque total de sympathie de notre deuxième entrevue policière, nous retournons chez moi, en ruminant de sombres pensées. Mon amie, plus optimiste que moi, décide de quand même laisser une chance à l'inspecteur et d'attendre ses explications. Moi, mon idée est faite : un policier véreux a voulu se faire de l'argent de poche , et en a profité pour prendre les cigarettes. pour couvrir le tout, il a maquillé ça en tentative de vol. Et Mademoiselle Violette a tué le docteur Lenoir dans la mansarde avec le chandelier. CQFD.

 

Suite au prochain numéro.

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